Une centaine de producteurs, toutes productions confondues, réunis à l’appel de la FDSEA 22, ont organisé un barrage filtrant et une distribution de tomates sur la RN 12 à proximité de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) le 23 août afin d’alerter sur les prix payés aux producteurs et les distorsions de concurrence en Europe. En tomates, « le prix de vente à l’exploitation est descendu à 25 centimes, alors que le coût de production est de 90 centimes. D’habitude, même en crise, les producteurs de tomates avaient des prix un peu supérieurs aux autres marchés européens. Cette année, ils étaient au même niveau que les Belges », a indiqué à Agra Presse Didier Lucas, président de la FDSEA 22. « C’est pareil dans toutes les productions. Le porc a passé l’été au-dessous du prix de revient, le lait l’atteint à peine et l’hiver s’annonce très compliqué avec une hausse des prix des céréales. On va perdre beaucoup d’argent », estime-t-il, jugeant que « beaucoup d’exploitations ne pourront pas survivre cette fois-ci ». « Le résultat des EGA n’est pas là et il ne sera pas là dans un marché ouvert, avec des cahiers des charges différents », explique-t-il. En plus des tomates, les producteurs ont distribué un tract sensibilisant aux prix payés aux producteurs et aux distorsions de concurrence en Europe. L’opération visait notamment à toucher « les Parisiens qui rentrent chez eux après les vacances pour leur faire penser à manger français cet hiver », détaille Didier Lucas.
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« Le résultat des EGA n’est pas là et il ne sera pas là dans un marché ouvert, avec des cahiers des charges différents »