Le syndicat de l'agriculture et de l'agroalimentaire FGA-CFDT veut conforter sa place de première organisation syndicale aussi bien en termes de représentativité que d'adhérents. Le 12 février, il a lancé sa campagne pour les élections à la Mutualité sociale agricole et ambitionne de présenter des candidats dans 100% des cantons. Il n'exclut pas de faire alliance, si de besoin, avec le syndicat indépendant UNSA-AA, pour conforter ce maillage territorial, affirme Patrick Massard, secrétaire général du syndicat. Ce dernier entend également poursuivre les négociations de branche sur les salaires dans l'agriculture et l'agroalimentaire. « Les négociations sont loin d'être terminées et se déroulent dans un climat tendu, reconnaît Patrick Massard. Nous voulons éviter un écrasement des grilles de salaires ». Quelques branches ont déjà conclu un accord, comme le lait, le paysage ou les cliniques vétérinaires. Elles ont échoué dans la boulangerie artisanale et la distribution de boisson. Le syndicat entend également poursuivre les travaux sur le plan d'action pour l'attractivité des métiers et la qualité de vie au travail. Un rapport doit être remis au ministère, par les participants pour juin 2014. La FGA-CFDT préside l'un des quatre groupes de travail, celui consacré à l'environnement et la santé au travail. La FGA-CFDT compte également continuer son lobbying pour l'harmonisation des salaires au niveau européen, en partenariat avec le syndicat allemand NGG. Pour Bruno Vannoni, en charge de ce dossier, « il faut aboutir à la mise en place de conventions collectives sur l'ensemble des branches et parvenir à un accord européen sur les travailleurs détachés ». Il espère qu'un accord pourra intervenir sous la présidence grecque, soit avant la fin du semestre. Il demande cependant qu'un tel accord puisse ensuite être élargi aux travailleurs saisonniers.
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