Les acteurs de la filière biologique en région Centre organisent une journée sur les protéines végétales bio, dans l'espoir de stimuler la production. Au-delà des cultures associées de légumineuses et céréales, l'interprofession vise maintenant le soja, avec l'objectif de dépasser 1 000 tonnes d'ici à trois ans.
«IL s'agit d'étendre la culture de soja, pour moins dépendre des importations », explique Gilles Renart, directeur d'Axéréal Bio. L'événement, prévu le 9 septembre à Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher), marque une deuxième étape en vue de développer les protéines végétales dans le Centre, axe prioritaire de l'interprofession régionale du bio. « Bio Centre a d'abord lancé une action pour déployer les cultures associées de légumineuses et céréales, raconte-t-il. Cette année, un autre volet intervient avec le soja biologique, que soutient le conseil régional. L'objectif est de dépasser 1 000 tonnes d'ici trois ans, contre aujourd'hui 250 tonnes produites localement. » L'organisme stockeur Axéréal Bio, le fabricant d'aliment Agralys Bio, Coop de France, le Cetiom (Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre), les chambres d'agriculture et Bio Centre se mobilisent pour l'occasion. « La culture de soja est accompagnée par la mise en place d'appuis techniques, la réalisation de suivis des parcelles et des expérimentations, la contractualisation, l'apport de garanties à la filière », souligne un communiqué de l'interprofession.
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La matinée du 9 septembre sera orientée vers les cultures associées de légumineuses et céréales, avec le témoignage d'un polyculteur-éleveur bio. Puis l'après-midi tournera autour du soja, avec notamment l'approche agronomique du technicien récemment embauché par Axéréal Bio.
« Le soja est une culture innovante, mais risquée, admet Gilles Renart. Face à cela, le groupe Axéréal possède des outils pour le bio, avec un moulin, deux usines spécialisées en nutrition animale. Une caisse de sécurité est à disposition des producteurs de soja, sur le modèle de celle mise en place par la coopérative en légumes de conserverie. Alliant fonds privés et publics, elle garantit un prix moyen de dédommagement, sur la base des frais engagés. »