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La filière demande le « respect des engagements »

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«Le renoncement à 5,8 millions de tonnes de quotas a entraîné la fermeture de 80 usines, la perte de 25 000 emplois directs, la fin de la culture de la betterave à sucre pour un total de quelque 140 000 agriculteurs dans tous les pays européens producteurs et une diminution de 700 000 ha de la superficie cultivée. Qui plus est, d’une position de second exportateur net mondial de sucre, depuis 2007, l’UE est devenue le second importateur mondial net de sucre », soulignent le 25 mars dans un communiqué commun la Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe) et le Comité européen des fabricants de sucre (CEFS).

Pourtant, poursuivent les deux organisations, la Commission de Bruxelles « met actuellement en péril cet effort en étant inconséquente dans sa gestion de l’OCM pour le sucre et en ne respectant ni l’esprit ni les engagements de la réforme ».

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betterave à sucre
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La Cibe et le CEFS lui demandent donc de « sauvegarder fermement les débouchés du sucre européen en utilisant les restitution à l’exportation, en particulier pour les produits transformés » ; d’être « extrêmement prudente dans la gestion des importations » ; de « rejeter toute ouverture supplémentaire du marché et de nouvelles concessions commerciales qui remettraient en question le succès de la réforme » ; « d’assurer que les importations de sucre en provenance des pays de la zone ACP et de ceux qui ne font faisant pas partie de la liste des pays les moins avancés ne dépassent pas les seuils fixés »; de « reconsidérer sa position sur le financement et l’utilisation des fonds de restructuration du secteur du sucre », compte tenu « du difficile contexte économique actuel et du montant financier significatif payé par le secteur pour cette réforme ».