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La filière du riz de Camargue cherche un nouveau souffle

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Comment relancer la production française de riz, victime de « distorsions de concurrence » face à celle des pays voisins ? Les acteurs de la filière sont à la manœuvre, a souligné le 2 mars Semae (l’interprofession des semences, ex-Gnis) sur son stand au Sia. Il s’agit d’effacer les années Le Foll, l’ancien ministre de l’Agriculture qui, en remplaçant les aides couplées par des MAE (mesures agro-environnementales), a « cassé la dynamique » de cette céréale, explique Bertrand Mazel, président du syndicat des riziculteurs de France. De 15 000 ha aujourd’hui, la filière veut ainsi remonter à 20 000 ha. Un objectif aux allures de défi, tant les producteurs (au nombre de 160) luttent à armes inégales en matière d’aides et de réglementation phytos, d’après lui. « L’aide couplée en France, c’est 150 €/ha, l’Italie est à 300 €, la Grèce à 400 € », illustre Bertrand Mazel. Quant aux MAE, la question se pose de leur maintien dans la future Pac. Elles étaient « deux, plafonnées à 15 000 € chacune », indique Marc Bermond, trésorier du Centre français du riz, agriculteur dans le Gard. « Une seule » pourrait être maintenue, plafonnée à environ 7 600 €, d’après lui.

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Mesures agro-environnementales
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En Camargue, qui concentre 98 % de la production, les riziculteurs ne baissent pas les bras. Des essais sont menés sur 250 hectares pour repiquer le riz à l’aide d’un robot guidé par GPS. L’intérêt est notamment de gagner plus d’un mois sur la remise des parcelles en eau, dont 20 à 25 % seraient économisés. Autre test prévu cette année, celui d’un robot de désherbage. Le Centre français du riz met par ailleurs en avant ses travaux de recherche semencière. « On est très avancés sur une variété résistante à la pyriculariose », maladie causée par un champignon, signale Marc Bermond. Des travaux, avec les metteurs en marché, concernent la qualité, notamment sur du riz parfumé, sur le temps de cuisson.

Objectif : passer de 15 000 à 20 000 hectares