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FranceAgriMer La filière du vin mobilisée par l’investissement et la restructuration

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L’attention du dernier conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer, qui s’est tenu 17 avril, s’est portée sur l’investissement et la restructuration du vignoble, deux volets phares du programme national viticole français, ont indiqué le lendemain les responsables chargés du suivi de la filière viticole à l’office lors d’un point presse.

Le conseil spécialisé viticole de FranceAgriMer du 17 avril a particulièrement illustré l’intérêt de la filière du vin pour l’investissement et la restructuration dans les vignobles, deux sujets phares du programme national viticole français. Un intérêt qui confirme que l’activité qui anime la profession viticole gravite autour des actions structurantes (actions ciblées en termes d’investissement, de restructuration, de promotion de vin vers les pays tiers, et de prestations viniques) du programme national de l’OCM viticole, ont rappelé les responsables de l’office. Cette OCM est une des rares à conserver une enveloppe spécifique, alors que la plupart des autres OCM sont sous le régime des droits à paiement de base.

Une demande de porter les avances de 20% à 50%

L’application du programme d’investissement est l’enjeu d’une négociation entre le ministre de l’Agriculture et Bruxelles. Ce programme met en jeu 200 millions d’euros sur l’exercice en cours, dont 170 millions avec des avances. Un mécanisme d’avances est fortement souhaité par les professionnels car il permet de fluidifier les travaux d’investissements et facilite les prêts octroyés par les banques, a expliqué Anne Haller, chargée de mission pour la filière à FranceAgriMer.
En 2009-2010, la Commission a accepté de porter le taux d’avance de 20 à 50% en raison de la crise économique qui a nécessité une relance des investissements pour faire face à la chute de la demande de vin dans le monde.
Le programme de restructuration suscite quant à lui la candidature de plusieurs bassins viticoles, comme le Languedoc et l’Aquitaine, qui ont élaboré des « plans collectifs ». Ces plans, pour être validés par Paris, puis par Bruxelles, doivent présenter une stratégie. Les éléments de stratégie des bassins sont les ajustement de cépages à la demande de vin, les changements de densité de plantation des vignes, les projets de palissage des vignes, l’irrigation. Pour l’Aquitaine la stratégie consiste à remplacer une partie des cépages de merlot et de sémillon par du cabernet et du sauvignon, a détaillé Anne Haller.
Certains bassins, comme celui du Beaujolais, ont une stratégie plus orientée vers la compétitivité, via une chute brutale de la densité des vignes.

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