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La FNPL veut voir la filière lait entrer dans l’accord du 3 mai 2011, au moins en ce qui concerne le lait de consommation. Cette revendication intervient alors que la surproduction de lait de consommation au printemps a entraîné un effondrement des prix qui met à mal certains opérateurs, entraînant des baisses du prix du lait et que la FNSEA a fait de l’accord du 3 mai un cheval de bataille à quelques semaines des élections de chambre d’agriculture. Pourtant, la FNPL en convient, l’accord du 3 mai 2011, en l’état, est perfectible, notamment sur la période de référence des indices pris en compte pour rouvrir des négociations avec la GMS. Car rappelons-le, cet accord n’engage qu’à cela, rouvrir des négociations. Il ne s’agit en rien d’une indexation. Quant à la clause de nullité liée aux contrats interfilières (qui était la grande innovation de l’accord), elle semble quelque peu en suspens.
La FNPL a donc choisi une des réunions que l’interprofession organise régulièrement avec la distribution pour évoquer l’accord du 3 mai. Cette réunion s’est tenue le 8 octobre avec la FNCL, la FCD, Système U et Carrefour. La FNCL ne semble d’ailleurs pas accorder d’urgence particulière à l’accord du 3 mai. Quant à la Fnil, elle n’était pas présente. « Nous avons pris un peu de champ par rapport à l’interprofession mais rien de bien méchant », a déclaré Jehan Moreau, son directeur général, à Agra Alimentation. La Fnil ne cache pas sa réticence face à l’accord du 3 mai, arguant que les produits laitiers sont très divers et commercialisés sur des marchés également très divers. Un argument dont tient compte la FNPL en proposant de limiter l’accord au lait de consommation. Du coup, la Fnil adopte une position très attentiste. « Nous sommes d’accord pour participer à une table ronde dans un cadre ministériel. On verra ce que l’on fait au sein de l’Ania. Mais j’espère que la table ronde organisée le 21 novembre par le gouvernement ne se limitera pas à l’accord du 3 mai », indique Jehan Moreau. Reste la question de la volonté du gouvernement sur cet accord et sur la contractualisation (les deux sujets sont liés), thème qui était cher au cœur de Bruno Lemaire.
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