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Viticulture La filière viticole veut participer aux débats sur la Pac

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La filière vitivinicole ne veut pas être écartée des débats actuels sur la réforme de la Pac, même si son OCM est prolongée jusqu’en 2015, a déclaré Jérôme Despey, président du conseil spécialisé « vin » de FranceAgriMer, le 24 février à Paris.

L’OCM viti-vinicole, qui doit s’achever en 2013, pourrait être prolongée jusqu’en 2015, selon une déclaration du commissaire européen à l’agriculture, Dacian Ciolos, confirmant des propos de ministres de l’Agriculture. Si la filière viticole y est plutôt favorable, elle ne veut pas pour autant être écartée des débats qui ont débuté à Bruxelles sur la Pac d’après 2013.
« Nous n’avons pas de calendrier de discussion avant 2013 », s’est inquiété Jérôme Despey, lors d’une rencontre avec la presse sur le Salon international de l’agriculture.
« Même si l’OCM vitivinicole est prolongée, nous sommes concernés à plus d’un titre par la réforme de la Pac », a t-il expliqué. Il a cité en premier la négociation budgétaire, quelle que soit la part du budget revenant à la viticulture (5% actuellement). Il a cité également les mesures agri-environnementales (MAE), les dispositions concernant les signes de qualité et d’origine, les politiques en faveur des handicaps naturels, des aléas climatiques ou encore de la gestion des risques économiques. « Pourquoi le secteur viticole ne pourrait pas bénéficier de ces mesures transversales ? La viticulture doit participer au débat général sur la réforme de la Pac », a t-il revendiqué.
D’autre part, une déclaration de la Commission européenne alimente l’inquiétude de la filière : les mesures transversales seraient liées à une aide de base.
« Au moment où nous avons fait le choix d’une OCM spécifique, nous avons décidé de mesures structurantes plutôt que de Droits à paiement unique (DPU). Nous voulons que ces mesures structurantes soient considérées comme des aides de base », a demandé Jérôme Despey, qui redoute une mise à l’écart de la viticulture.
Enfin, dernier sujet d’inquiétude : les droits de plantation. Bruno Le Maire puis Nicolas Sarkozy se sont prononcés en faveur de leur maintien mais cela n’est pas suffisant pour les viticulteurs.
« Il faut faire revenir la Commission européenne sur sa position. On ne peut pas s’arrêter à une déclaration », a ajouté Jérôme Despey.

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