Devant la difficulté de répercuter l'impact des hausses de matières premières sur les prix de vente à la distribution, « c'est toute la contractualisation de la filière avicole qui va rapidement être remise en cause », estime Michel Prugue, le nouveau président de la CFA (Confédération française de l'aviculture). En effet, les industriels ne sont parvenus qu'à répercuter auprès des GMS que 8 % à 10 % de hausses dues aux matières premières agricoles destinées à l'aliment du bétail. Or, ils réclament environ 7 % de plus, faute de quoi « ils risquent de remettre en cause les contrats de production des éleveurs », prévoit Michel Prugue. La CFA souhaite donc l'adoption d'un système d'indexation des prix en pied de facture et propose que le secteur avicole soit un des tout premiers à expérimenter ce système.
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