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La fin du long fleuve tranquille

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Certes il y a la volatilité des coûts de production et des marchés mondiaux des matières premières, dont le pétrole. Mais il faut, plus que jamais aussi, être capable de gérer la volatilité de la consommation elle-même. L’affaire de l’E. Coli qui a provoqué une soudaine baisse des ventes de légumes après la fausse révélation d’un concombre soi-disant empoisonné, l’a bien montré. Les producteurs de volailles savent aussi à quel point leur marché a été perturbé par des alertes sanitaires.
Même en dehors des risques sanitaires, le consommateur est maintenant un être zappeur, également pour les produits alimentaires. Il faut cesser de croire qu’il s’agit d’un domaine à la croissance tranquille car indispensable à la vie des individus.
La production agroalimentaire, et donc l’agriculture, vont de plus en plus ressembler à ces secteurs industriels ou de services, nombreux, qui ont dû s’habituer à des années de décroissance succédant à des périodes favorables. L’automobile, l’informatique, les loisirs… Et puis, que signifie une moyenne à plus ou moins 2% lorsqu’autour de cette moyenne les évolutions peuvent atteindre plus ou moins 10% ?
En clair, l’exception alimentaire faite de stabilité tend à disparaître. Ce n’est plus un long fleuve tranquille. A tel point, il faut bien le reconnaître, que même les grandes surfaces de distribution connaissent aujourd’hui des revers concernant leurs résultats. Ce qui peut expliquer en partie leur côté intraitable quant aux prix d’approvisionnement. Mais ce qui justifie surtout que les filières dialoguent un peu plus pour stabiliser les marchés.

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