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Haute valeur environnementale La Fnab opposée à un nouveau label sur les produits HVE

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La Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab) s’oppose à un nouveau label sur les produits issus de fermes certifiées HVE, évoquant un risque de confusion. Elle souhaite que les trois niveaux exigences environnementales de la HVE ne soient pas revus à la baisse.

«La Haute valeur environnementale (HVE) ne peut ni ne doit devenir une certification directe sur les produits en créant un label supplémentaire » source de « confusion » avec les autres labels et d’« un nouveau coût » de certification à la charge du « citoyen acheteur », estime la Fnab dans un communiqué du 30 novembre. Elle redoute une confusion dans l’esprit des consommateurs avec le label « agriculture biologique ». Le syndicat rappelle que la démarche HVE est différente de la démarche « AB » puisqu’elle « ne remet pas en cause l’utilisation des molécules chimiques de synthèse » et ne concerne pas « la transformation des produits ». Pourtant, la mention « issu d’une exploitation de haute valeur environnementale » pourra être mentionnée sur les produits agricoles, transformés ou non.

Les trois niveaux seront définis par décret
D’autre part, selon elle, « seul le niveau 3 (de la HVE, ndlr) comporte un intérêt », à la condition qu’il reprenne les critères définis par France Nature environnement (l’ONG à l’origine de la HVE) : 10% de la surface de l’exploitation sont consacrés à la biodiversité et moins de 30% du chiffre d’affaires sont utilisés pour l’achat d’intrants. Il n’est pas arrêté que ces critères seront retenus. La loi Grenelle 1, qui encadre la HVE, précise seulement que la « certification comporte plusieurs niveaux d’exigences environnementales dont le plus élevé repose sur des indicateurs de performance environnementale, et ouvre seul droit à la mention “exploitation de haute valeur environnementale” ». Un décret en cours de préparation devrait définir les trois niveaux. Le souhait de la Fnab est que le gouvernement n’assouplisse pas les exigences formulées dans les propositions de France Nature environnement. Le syndicat s’adresse également aux parlementaires, leur demandant « d’être vigilants à ne pas confondre les intérêts marketing » avec l’engagement à des changements de pratiques « tel que le réclame la société ». En effet, la loi Grenelle, déjà adoptée au Sénat, doit être examinée à l’Assemblée nationale au premier semestre 2010.
Enfin, la fédération plaidera auprès du gouvernement pour que les fermes déjà certifiées en « agriculture biologique » qui feront le nécessaire pour répondre également au cahier des charges HVE, puissent bénéficier du crédit d’impôts prévu pour le niveau 3 du dispositif. Ce crédit d’impôts devrait être précisé par la future Loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche.

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