Lors d’un colloque organisé le 18 novembre, la fédération nationale des Cuma a insisté sur l’importance de l’emploi salarié pour réduire les charges de mécanisation des exploitants agricoles. Jean-Pierre Carnet, président de la FNCuma, a demandé au ministre de l’Agriculture 7 millions d’euros de prêts bonifiés pour les Cuma afin d’aider les agriculteurs à améliorer leurs revenus.
La Fédération nationale des coopératives d’utilisation de matériel agricole (FNCuma) veut promouvoir l’emploi salarié au sein des Cuma. Lors d’un colloque organisé à Paris le 18 novembre sur le thème « travail, coopérer pour se libérer », le président de la FNCuma, Jean-Pierre Carnet, a demandé au ministre de l’Agriculture de mettre en place des aides supplémentaires pour aider les Cuma à embaucher. Selon lui, l’emploi de salarié chargé de la gestion des machines agricoles est un excellent moyen pour « réduire les charges de mécanisation et améliorer les conditions de vie des agriculteurs ». Dans le contexte du plan d’aide d’urgence aux revenus des agriculteurs, mis en place par Michel Barnier, Jean-Pierre Carnet voudrait le déblocage de 7 millions d’euros sous forme de prêts bonifiés pour encourager ces créations d’emplois.
3,7 millions d’euros de prêts bonifiés en 2009
« Il est dans l’objet même des Cuma de se mobiliser sur le travail en commun et l’emploi partagé, puisque c’est comme cela que nous réduirons les charges, a souligné Jean-Pierre Carnet. Réduire de 30 euros par hectare les charges de mécanisation grâce aux Cuma, c’est économiser 500 millions d’euros pour l’agriculture française ». Aujourd’hui, seuls 15 à 20 % des Cuma emploieraient des salariés. Michel Dantin, conseiller spécial chargé de l’aménagement durable auprès de Michel Barnier lui a fait savoir qu’un amendement voté le 5 novembre portait déjà à 3,7 millions d’euros pour 2009 les prêts bonifiés.
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Tous les agriculteurs seront demain des employeurs
« Il y a un besoin de main-d’œuvre en agriculture et comme le rôle d’une Cuma est de répondre aux besoins de ses adhérents, elle va naturellement prendre peu à peu ce rôle d’employeur », explique Michel Lemonnier, administrateur de la FNCuma et agriculteur en Ille-et-Vilaine. Depuis vingt ans, alors que le nombre de chefs d’exploitation ne cesse de diminuer, celui des salariés est resté stable, leur proportion est donc en augmentation. Pour Claude Cochonneau, vice-président de la FNSEA en charge de la commission emploi, invité à débattre lors d’une table ronde, « tout agriculteur sera demain employeur de main-d’œuvre que ce soit sous forme directe ou par le biais d’un groupement d’employeur, d’une Cuma ou du service de remplacement ».