La FNSEA, le syndicat des indépendants de l’hôtellerie-restauration (GNI) et le lobby de chefs cuisiniers Euro-Toques se sont engagés, dans une convention signée le 28 février au Salon de l’agriculture, à œuvrer pour promouvoir les produits français à la carte des restaurants. Sans objectif chiffré, ce partenariat vise à augmenter la part des produits « origine France » dans les approvisionnements des restaurants, alors qu’actuellement — si l’on prend l’exemple de la viande — plus de la moitié du bœuf et de la volaille consommés en RHD (restauration hors domicile) est importée. Plus tôt dans la journée, la FNSEA organisait une conférence de presse sur les approvisionnements de la restauration collective. Le syndicat appelle à « mettre les moyens » pour augmenter la part des produits français et atteindre les objectifs d’Egalim 1 (50 % de produits de qualité ou durables, dont 20 % de bio). « Les gestionnaires des collectivités nous ont expliqué être "au centime près" pour concevoir les repas, expose Arnold Puech d’Alissac, membre du bureau de la FNSEA. Le prix d’un repas est le même depuis trop longtemps, ce n’est pas tenable quand on voit les augmentations des charges des producteurs. » Il cite en exemple certains producteurs qui « arrêtent de répondre aux appels d’offres des collectivités, car les prix sont trop bas ». La FNSEA estime qu’il faut faire passer le prix moyen des repas de 1,80 € à 2,30 €, soit une hausse de 50 centimes. « Les collectivités et les parents doivent accepter de payer pour augmenter le prix des repas, souligne Arnold Puech d’Alissac, sans ça les entreprises de la restauration collective ne peuvent plus rien faire ».
« Le prix d’un repas est le même depuis trop longtemps »
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