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La FNSEA réclame des dérogations immédiates à l’interdiction des néonicotinoïdes

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La FNSEA et ses associations spécialisées en grandes cultures et fruits et légumes ont mal accueilli l’annonce d’une quasi-absence de dérogations à l’interdiction des néonicotinoïdes. Ils ont demandé le 1er août des dérogations immédiates, alors que les ONG prônent la tolérance zéro.

« Nous réclamons l’adoption immédiate des dérogations nécessaires et l’ouverture d’une mission d’information parlementaire sur les distorsions de concurrence qui touchent l’agriculture française », selon un communiqué de la FNSEA, l’AGPB (blé), l’AGPM (maïs), la CGB (betterave), la FNPF (fruits), la Fop (oléoprotéagineux) et de Légumes de France. Considérant « les agriculteurs dans l’impasse », les organisations rappellent la promesse présidentielle de « ne laisser aucun producteur sans solution ».

Le « refus de toute dérogation réelle » à l’interdiction des néonicotinoïdes est « un camouflet pour la position défendue par le président de la République », a dénoncé l’AGPM. La CGB, reprochant au gouvernement l’« annonce sans concertation qu’il n’y aura pas de dérogation pour les néonicotinoïdes » sur betterave, a souligné que les planteurs seraient exposés à des pertes de production pouvant aller « jusqu’à 50 % ». Une situation « d’autant plus inacceptable que la filière a proposé d’aménager l’utilisation des néonicotinoïdes en enrobage de semences de betteraves lors des deux prochaines années » : « Il a été proposé de n’utiliser que la molécule ayant le temps de dégradation le plus court, d’en réduire les doses de 30 % par hectare, d’encadrer les types de cultures pouvant succéder à la betterave et de promouvoir la mise en place de bandes mellifères », selon un communiqué.

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Greenpeace France et Générations futures ont plaidé au contraire le 2 août pour qu’« aucune dérogation » ne soit accordée à l’interdiction des néonicotinoïdes. « Cette interdiction des pesticides tueurs d’abeilles n’est qu’une première étape dans la transition vers une agriculture écologique », considèrent les deux ONG, appelant à de « réelles politiques publiques d’accompagnement des agriculteurs » notamment avec une réorientation de la Pac et plus de moyens dans Ecophyto.