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Elevage La FNSEA souhaite une réouverture des négociations avec la distribution

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La FNSEA, se référant à l’accord du 3 mai 2011, souhaite une réouverture des négociations entre les entreprises et la distribution. La raison : la hausse forte des coûts de production. Un accord qui, paradoxalement, ne met pas d’accord ses différents signataires.

À ce jour, pour la volaille, les seuils sont dépassés », affirme la fnsea (fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) dans un communiqué de presse du 16 juillet. Les seuils dont il est question sont ceux définis dans l’accord du 3 mai 2011. ils permettent de rouvrir les négociations entre les entreprises et la distribution « sur les conditions de vente des produits issus des animaux », en cas de variation excessive du coût de l’alimentation animale. La Confédération française de l’aviculture (Cfa), branche spécialisée de la fnsea, a d’ores et déjà interpellé la distribution et les abattoirs concernant cette réouverture des négociations. Au contraire, Mathieu Pecqueur, chef de service agriculture et qualité de la fédération des entreprises, du commerce et de la distribution (fCD), soutient que les conditions définies par l’accord du 3 mai 2011 ne sont pas réunies. néanmoins, la fCD reste « attentive », à la filière avicole notamment. en outre, elle rappelle que des discussions ont régulièrement lieu toute l’année entre entreprises et distribution. « Mais la FCD ne gère pas les négociations commerciales entre les entreprises et la distribution, rappelle Mathieu Pecqueur, c’est l’affaire des entreprises ».

Redéfinition des indicateurs
L’accord du 3 mai, signé par la quasi-totalité des partenaires des filières d’élevage, ne fait pas l’unanimité en l’état. Des propositions d’évolution sont en train d’émerger. « nous nous étonnons que les seuils ne soient pas dépassés en porc et en bovin…Le dispositif mérite vraisemblablement un perfectionnement », constate-t-on à la fnsea. L’idée serait de redéfinir les indicateurs censés déclencher la réouverture des négociations commerciales en filière bovine et porcine. Le syndicat agricole a saisi l’observatoire des prix et des marges pour travailler sur le sujet. « Ce n’est pas du ressort de l’Observatoire, plutôt des interprofessions. Mais nous y travaillerons », explique Philippe Chalmin, président de l’observatoire des prix et des marges.

Contractualisation en amont
Pour la FCD, l’attention de la filière doit aussi se porter sur la contractualisation en amont des filières qui est censé impliquer les producteurs de céréales, d’oléoprotéagineux, les organismes stockeurs, les fabricants d’aliments et les éleveurs. Pourtant ces contrats existent, mais « les éleveurs ne trouvent pas d’intérêt à les signer, car ils n’ont pas de visibilité sur le prix des animaux », explique alain guillaume, président du syndicat national de l’industrie de l’alimentation animale (snia). et concernant les demandes faites sur la baisse du coût de l’alimentation animale, alain guillaume rappelle que « le prix de l’aliment est pour plus de 80% lié à l’achat de matières premières. Ce sont des charges incompressibles pour les fabricants d’aliments. ». Pour rappel, l’enjeu est de taille car le coût de l’alimentation en production porcine représente 70% des charges totales.
Un peu plus d’un an après la signature de l’accord du 3 mai 2011, le sujet préoccupe à nouveau les filières. et, pour le moment, l’accord du 3 mai ne semble pas pouvoir répondre aux attentes des différents signataires. « La FNSEA appelle toutes les parties prenantes et le gouvernement à se remobiliser autour de l’accord du 3 mai 2011 », conclut le communiqué de presse du 16 juillet, « dans le même esprit, il est temps d’élargir cet accord aux autres secteurs de l’élevage et en particulier au secteur laitier ».

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