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Forêt La forêt française croît grâce aux feuillus

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Le volume de bois sur pied de la forêt française augmente continuellement depuis 30 ans, montre une étude récente de l’Inventaire forestier national. Mais les types de bois qui présentent les plus fortes progressions ne sont pas forcément ceux que le marché recherche.

Le volume de bois sur pied de la forêt française a progressé de 25 millions de m3 par an entre 1981 et 2007, indique une étude que vient de publier l’Inventaire forestier national (IFN). Le volume sur pied de la forêt française atteignait 2,4 milliards de m3 en 2007. Cette hausse aurait été bien plus importante sans les tempêtes successives qu’a subi la forêt française notamment résineuse. Ainsi, la progression est plus forte sur la période 1981-1993 (+1,46%) que pendant la suivante (+1,03%). Résultat frappant : contrairement à l’idée voulant qu’il y ait un enrésinement de la forêt française, ce sont plutôt les bois feuillus qui ont participé à cette augmentation du volume sur pied (+1,4% par an contre +1% pour les résineux). Seules les régions Auvergne et PACA enregistrent une augmentation de volume majoritairement liée aux résineux. Sur les 25 Mm3 supplémentaires que la forêt française gagne chaque année, 7 Mm3 viennent de chênes, 3 Mm3 de douglas, 2 Mm3 de frêne, 1 Mm3 de châtaignier, de charme et de sapin et 3 Mm3 pour les autres feuillus (érables, feuillus précieux). Le pin maritime est la seule essence à ne pas progresser avec une chute du volume sur pied de 60 Mm3 depuis 1993. Une conséquence des tempêtes.

Adéquation entre offre et demande
De manière générale, cette augmentation résulte principalement de la déprise agricole qui a eu pour effet la progression de la superficie forestière issue de boisements spontanés de feuillus et « la diminution des coupes de taillis par une population rurale moins nombreuse », note l’étude.
L’IFN publiera cet automne, pour la première fois depuis 2 ans, son évaluation de la production française et du prélèvement annuel avec des critères de mesure renouvelés. L’accroissement de la forêt française permet d’envisager un prélèvement annuel de 20 Mm3. Mais encore faut-il que ce prélèvement concerne les essences et les régions en augmentation. En effet, les deux principales régions d’exploitation forestière, l’Aquitaine et la Lorraine, sont les seules où le volume ne progresse pas. L’Aquitaine fortement touchée par les tempêtes affiche même un recul de 15 Mm3 sur la période. Le volume sur pied en Lorraine reste quant à lui stable. De plus la forêt française progresse grâce aux feuillus mais les industriels demandent des résineux.

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