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Viticulture La France et l’Italie d’accord pour maintenir une régulation du marché

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La France et l’Italie comptent sur le futur règlement vin pour inclure des outils de gestion du marché. C’est en tout cas de cette manière que les deux pays interviendront dans le cadre de la réforme de l’organisation commune du marché du vin en Europe. Les deux ministres de l’Agriculture, Dominique Bussereau pour la France et Paolo de Castro, nouveau ministre en Italie, se sont rencontrés le 14 juin pour renforcer leurs liens sur ce sujet comme sur les fruits et légumes, le bien-être animal et l’OMC.

La France et l’Italie sont sur la même longueur d’onde, tant en ce qui concerne la future réglementation sur le vin que celle des fruits et légumes ou encore la position à l’égard de l’OMC. C’est ce qu’ont voulu vérifier et rappeler le ministre français de l’Agriculture Dominique Bussereau et son nouvel homologue italien, membre du gouvernement Prodi, Paolo de Castro. Le premier recevait le second à Paris le 14 juin.

L’élément principal de la position commune Italie-France concerne, sur le dossier viticole, le maintien d’une gestion du marché. Les deux délégations insistent sur la nécessité de faire face aux situations de crise et de déséquilibre alors que le projet de Mariann Fischer Boel, commissaire européen, privilégie une politique d’arrachage des vignes en amont pour réduire la production. Italiens et Français pensent qu’au contraire, l’arrachage massif ne doit pas être un objectif. Pas question pour eux non plus d’accepter une diminution du budget de l’OCM. Ils considèrent aussi que la libéralisation des droits de plantation serait une erreur dans un contexte de surproduction.

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Dégagement du marché des fruits et légumes

C’est un même outil de gestion de crise que réclament les deux pays en ce qui concerne les fruits et légumes. Il intégrerait également des mécanismes de dégagement des produits frais vers les produits transformés en cas de crise, un observatoire des prix ainsi qu’un assouplissement des conditions de recours aux accords interprofessionnels. Depuis qu’ils ont signé en janvier, avec cinq autres pays, un mémorandum sur la réforme des fruits et légumes, la France et l’Italie ont travaillé ensemble sur ce dossier. Ils sont également d’accord pour freiner les ardeurs réglementaires de l’UE en ce qui concerne le bien-être animal. Ils se méfient d’un risque de concurrence déloyale de la part d’autres régions du monde qui ne respecteraient pas les mêmes normes.

Enfin, concernant les négociations à l’OMC, les deux pays sont d’accord pour constater que Peter Mandelson, le négociateur européen, est allé à l’extrême limite de son mandat alors même que les autres pays partie prenantes à l’OMC n’ont pas fait les mêmes efforts. La France et l’Italie attendent aussi de l’OMC qu’il y ait des avancées concrètes en matière d’indications géographiques.