Le commerce extérieur agro-alimentaire français a dégagé un solde exportateur de 489 millions d’euros en mai 2004, soit 38 millions d’euros de plus qu’en mai 2003, indique le ministère de l’Agriculture. Cette hausse est due principalement aux produits agricoles transformés, dont les importations diminuent de 2 %.
Le ministère retient deux postes d’importations en repli : les cigarettes et les fleurs et plantes. Le repli de 25 % des importations de tabacs est dû aux cigarettes, dont la consommation se tasse. Les importations de produits agricoles bruts fléchissent « en grande partie à cause des fleurs et plantes ». Les achats de fleurs coupées « accusent une baisse de près de 20 millions d’euros, surtout en provenance des Pays-Bas », commente le ministère. Les importations de produits préparés de la pêche s’inscrivent également en baisse. En revanche les importations de bières et de boissons non alcoolisées s’établissent à la hausse.
Côté export, les ventes de cognac progressent, en particulier aux Etats-Unis et à Singapour.
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Les exportations de produits agricoles bruts (781 millions d’euros) ont fléchi de 48 millions d’euros par rapport à mai 2003. Le retard du début de la campagne de cerise et la fin de celle de pomme ont conduit à une contraction des exportations de fruits de près de 25 %. Dans un contexte de réduction de l’offre, les ventes de bovins se sont réduites de 20 millions d’euros. De même, la pénurie de maïs pèse sur les exportations qui se replient de 15 millions d’euros. À l’inverse, la valeur des exportations de blé progresse (+ 5 millions d’euros), en particulier vers les pays du Maghreb, grâce au blé dur et à des prix élevés du blé tendre.
Un excédent inférieur à 3 milliards d’euros depuis le début de l’année
L’excédent des échanges agroalimentaires français s’est élevé à 2 889 millions d’euros depuis le début de l’année, en baisse de 274 millions par rapport à la période correspondante de 2003, indique le ministère de l’Agriculture. Cette réduction est due pour une grande part au repli des exportations de produits agricoles bruts et en particulier des céréales. Globalement, les exportations agroalimentaires (15 841 millions d’euros) ont fléchi de 3 % et les importations (12 953 millions d’euros) de 1 %. « Ce sont les boissons et les céréales, dont les excédents diminuent, et les fruits, dont le déficit s’aggrave, qui contribuent le plus à la dégradation du solde global des échanges agroalimentaires », commente le ministère. En mai 2003, l’excédent commercial agroalimentaire était en progression de 473 millions d’euros sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de 2002.