Le marché américain du vin est en croissance, mais la France laisse parfois en profiter ses concurrents, indique une étude de FranceAgriMer, présentée à la presse le 19 juillet par Julie Barat, chargée des études et de la prospective. Le potentiel de marché est large aux États-Unis parce que la consommation de bière par habitant (83 litres par an) s’effrite au profit du vin (13,6 litres), surtout dans la consommation féminine, et que la valeur de la bouteille s’élève. Aux États-Unis, 57 % de la consommation est le fait des femmes, alors que la consommation de bière est essentiellement masculine.
Malgré cette lame de fond porteuse, FranceAgriMer fait état d'un manque de disponibilité des vins français en volume et une faible présence de l’offre française sur les vins d’entrée et de cœur de gamme.
L’Italie marque des points avec le prosecco sur le marché américain, mais aussi sur le vin rouge. « L’offre française est mal positionnée sur les segments qui se développent le plus, celui des 8-11 $ et des 11-15 $ la bouteille », a cité Julie Barat. Certains opérateurs américains manifestent leur intérêt pour des vins IGP (en indication géographique protégée) issus de bassins historiques à forte notoriété.
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Plus grave, l’offre française n’est pas assez visible auprès des sommeliers sur des vins très haut de gamme, à New York notamment, où les produits de Californie et d’Italie prennent des parts. Les vignerons français sont trop rares à inviter des sommeliers visiter leurs vignobles comme le font plus volontiers leurs confrères italiens. Il arrive parfois que des étiquettes de bouteilles et des plaquettes de présentation de vignobles français ne soient pas traduites en anglais, a mentionné FranceAgriMer.
L’offre française est mal positionnée sur les segments qui se développent le plus