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ACCORD TRANSATLANTIQUE La France ne sacrifiera pas ses intérêts

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En déplacement à Bordeaux pour l'inauguration de la Cité du vin, François Hollande s'est livré à un plaidoyer en faveur des appellations d'origine dans l'agriculture et l'élevage. « Les indications géographiques contribuent au maintien de l'activité agricole dans notre pays (....) Ce concept maintenant est partagé par de nombreux pays et la France défend et défendra les AOC partout dans le monde et notamment dans le cadre des négociations entre l'UE et les Etats-Unis », a assuré le chef de l'Etat. « Il ne peut pas être question de sacrifier nos intérêts à l'obtention d'un accord. Nos appellations sont constitutives de notre patrimoine. Elles protègent non pas les producteurs mais les consommateurs. Elles garantissent la qualité de notre alimentation », a-t-il encore insisté.

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« C'est ce que j'appelle la diplomatie des terroirs, non pas parce que nous voudrions nous refermer sur nous-mêmes, mais au contraire, parce que nous défendons un modèle », a encore déclaré le président de la République. Selon lui, « il suffit de comparer la situation par exemple des éleveurs lai-tiers engagés dans des filières fromagères sous AOC et celles des éleveurs confrontés aux dures réalités du marché mondial et qui ne peuvent bénéficier de ces appellations, alors même que la qualité de leurs productions est remarquable ». Et de conclure, « la France n'acceptera pas de dispositions susceptibles de mettre en cause notre système agricole et alimentaire, notamment dans le secteur de l'élevage », en précisant que « c'est avec le Mercosur aussi que nous devons poser ces principes-là ».