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Lait La gestion de la campagne laitière en discussion le 12 novembre

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Parmi les modalités de gestion de fin de campagne laitière, Bruno Le Maire a pris une décision pour les petits producteurs conformément à l’avis unanime de France Agrimer du 20 octobre. Ils seront exonérés de la taxe fiscale pour dépassement de quota individuel dans la limite de 10 000 litres, précise un communiqué, le 4 novembre. Par contre, aucune information n’est donnée sur le sort réservé aux autres producteurs de lait. Réponse possible le 12 novembre lors d’un groupe de travail à l’office.

Deux mesures emblématiques de la régulation qui passe par la maîtrise des volumes, pourraient être rediscutées lors d’un groupe de travail à FranceAgriMer, le 12 novembre. C’est ce que craint la Confédération paysanne. Si elle se félicite de la décision du ministre Bruno Le Maire concernant les petits producteurs, elle reste vigilante afin que le ministre continue d’appliquer le « double zéro » défini pour la campagne en cours. À savoir, gel de l’augmentation de quota de 1% et le taux d’allocations provisoires nul. Ces deux mesures ont été décidées par Michel Barnier, l’ancien ministre. Et la décision de Bruno Le Maire relative aux petits producteurs est identique à celle de Michel Barnier pour la fin de campagne 2008/2009. « Les producteurs dont le quota individuel est inférieur à 140 000 litres, seront exonérés de la taxe fiscale pour dépassement de quota individuel dans la limite de 10 000 litres », précise un communiqué, le 4 novembre. L’inquiétude des syndicalistes laitiers s’appuie sur la volonté de certains industriels de « remettre en activité un pourcentage d’allocations provisoires » sur des créneaux de marchés qui deviennent plus porteurs. En clair, l’industrie laitière s’inquiète de la baisse de collecte en fin d’année et surtout au premier trimestre 2001. De nombreux producteurs ont de l’avance, et il faudrait déjà limiter la production.

Double peine ?
Au double zéro de la Confédération paysanne, on oppose la double peine. À savoir : un prix du lait toujours bas pour le premier trimestre 2010 et de faibles volumes de production. Comment imaginer pénaliser des producteurs de lait qui seraient en dépassement alors qu’ils produisent à perte est la question qui ne manquera pas d’être posée le 12 novembre.
Bruno Le Maire, dans son communiqué, indique « avoir fait le point sur la situation des marchés laitiers avec les professionnels. La légère amélioration des marchés constatée au cours des dernières semaines reste fragile ». Ce qui pourrait inciter à la prudence en limitant le plus possible les hausses de volumes. Toutefois, le ministre a souvent indiqué que la France ne devait pas « faire cavalier seul sur le gel de 1 % de l’augmentation du quota ». A suivre.

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