Abonné

Gaspillage alimentaire/Plan La grande distribution et les transformateurs s’engagent pour réduire le gaspillage

- - 3 min

Aujourd’hui, les Français jettent en moyenne 20 kilos de nourriture par an, dont 7 kilos de produits encore sous emballage, soit au total 1,2 million de tonnes de nourriture, selon les chiffres fournis par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Un comportement qui pèse sur le portefeuille des ménages puisqu’il représente une dépense inutile de 400 euros par an. Devant ce constat, le ministre délégué à l’Agroalimentaire Guillaume Garot, a présenté le 6 décembre un programme qui vise à diviser par deux le gaspillage alimentaire d’ici 2025.

Ce phénomène n’est pas uniquement français. La Commission européenne a mené une étude à l’échelle des 27 et estime le gaspillage alimentaire tout au long de la chaîne à environ 190 kg par an et par Européen, la France se situant en-dessous de la moyenne à environ 150 kg. Aux deux extrêmes, les Pays-Bas sont à environ 580 kg, la Grèce à 50 kg, l’Allemagne se situant aux environs de 130 kg, l’ensemble de ces chiffres étant des estimations. Le gouvernement, les professionnels de la filière alimentaire et les associations d’aide aux démunis ont décidé de travailler de concert dans le cadre d’une dizaine d’initiatives pour réduire le gaspillage alimentaire. Ce projet baptisé « De l’étable à la table», réunissant tous les acteurs de la chaîne alimentaire et les associations d’aide aux plus démunis, a donné lieu à des actions pilotes qui seront évaluées dans les six prochains mois (avril 2013) afin de voir comment elles pourraient être généralisées, a expliqué le ministre délégué à l’Agroalimentaire. Elles seront suivies de la présentation et signature d’un pacte national contre le gaspillage en juin 2013.

Des pratiques innovantes

Certains opérateurs de la grande distribution mettent en œuvre des pratiques innovantes qui permettent de sensibiliser les consommateurs à la thématique de la lutte contre le gaspillage alimentaire et de lutter concrètement promotionnelles en limitant et différant dans le temps les offres (j’achète 3 produits pour le prix de 2 mais je peux retirer le 3e plus tard). L’objectif est de proposer ce système dans deux domaines : les produits laitiers et la viande. Un autre levier porte sur la vente à l’unité des produits d’entrée de gamme (marques distributeurs). L’objectif est de renforcer et de généraliser cette méthode, sans que cela pèse sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Les transformateurs fournisseurs de la grande distribution doivent adapter leurs méthodes de production à cette demande. La restauration collective sera également sollicitée dans ce plan pour mettre en œuvre des opérations-pilotes dans des cantines de collèges, des restaurants sociaux et des restaurants d’entreprises, avec une évaluation chiffrée des résultats obtenus après quelques mois, et pour ajuster la préparation des repas aux besoins réels. Une autre action visera à généraliser à l’ensemble des marchés d’intérêt national, là où c’est économiquement et techniquement viable, les chantiers d’insertion qui existent dans 7 MIN et un marché international, qui permettent de récupérer les invendus de produits frais et de les recycler dans le circuit de l’aide alimentaire. Chaque MIN conduit l’initiative en lien avec une association d’aide alimentaire (un appel à projets doit être lancé pour mettre en place un binôme dans chaque MIN).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

gaspillage
Suivi
Suivre
Commission européenne
Suivi
Suivre