La hausse du CO2 dans l'atmosphère terrestre ne se limite pas au réchauffement climatique, elle constitue aussi une menace directe pour la production agricole, qui va subir une baisse significative de certains nutriments contenus dans les végétaux, s'alarment des chercheurs. Avec les niveaux élevés de dioxyde de carbone attendus à l'horizon 2050, ce sera notamment le cas du zinc et du fer, indispensables dans l'alimentation humaine, dont la concentration va diminuer de manière inquiétante dans certaines céréales et légumineuses, selon une étude réalisée par l'Ecole de Santé publique d'Harvard. « Etant donné qu'environ deux milliards d'individus souffrent déjà de carences en zinc et en fer, ce qui se traduit chaque année par 63 millions de décès liés à la malnutrition, il s'agit de la menace sanitaire associée au changement climatique la plus importante jamais identifiée », insiste la prestigieuse institution américaine dans un communiqué. Les résultats de l'étude, publiée le 7 mai dans la revue britannique Nature, montrent une nette baisse de la teneur en zinc, en fer et en protéines chez les céréales dites « en C3 », comme le blé et le riz qui fixent le carbone contenu dans le CO2 sous forme d'un composé à trois atomes de carbone. Le blé cultivé sous forte concentration de CO2 contenait par exemple 9,3 % de zinc en moins, 5,1 % de fer en moins et 6,3 % de protéines en moins qu'un blé cultivé dans l'air ambiant.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.