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Lait La hausse du prix du lait est confirmée pour le premier trimestre 2010

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Le 10 décembre, l’interprofession laitière a rendu publics les indices de tendance pour le 1er trimestre 2010. Ils confirment une hausse du prix du lait comprise entre 3,1 % et 8,5 % selon les trois indices prévus dans l’accord du 3 juin 2009 et par rapport à la moyenne de 2009. Des chiffres déjà annoncés fin novembre par la FNPL. En clair, « les éleveurs concernés par des collecteurs les plus dépendants des produits industriels verront leur prix évoluer de plus de 20 euros », explique le syndicat. « Le prix de début d’année évoluera en moyenne d’environ 15 euros ». Reste aux comités régionaux interprofessionnels à élaborer et diffuser les valeurs qui entrent dans la composition du prix du lait.

«La FNPL a aujourd’hui l’assurance que la Fnil (transformateurs privés) et la FNCL (transformateurs coopératifs) respecteront les termes de l’accord du 3 juin 2009 pour l’évolution du prix du lait en 2010 ». Cette affirmation du syndicat FNPL n’est pas anodine. Déjà parce que les indicateurs sont à la hausse pour le premier trimestre 2010 entre + 3,1 % et 8,5 %. Surtout parce que cet accord sur le prix du lait du 3 juin n’a pas été respecté par tous les transformateurs lors du second semestre 2009. Le leitmotiv des industriels : le prix du lait français est trop cher par rapport à ses concurrents. Ce que ne conteste pas la FNPL : « Le prix moyen français est supérieur de près de 40 euros/1000 litres à celui de nos voisins d’Europe du Nord », rappelle d’ailleurs le syndicat dans un communiqué. Néanmoins, cette hausse du prix du lait pour le 1er trimestre 2010 est la bienvenue dans un contexte où les producteurs de lait enregistrent plus de 50 % de baisse de revenu par rapport à 2008.

Confusion sur le mode de calcul
Sur quelle base s’établissent les tendances définies par l’interprofession laitière ? L’accord du 3 juin qui s’applique pour le premier trimestre 2010 défini trois indices (F1 ; F2 ; F3) en fonction de la variabilité du « mix-produit » plus ou moins favorable des entreprises. Les transformateurs les plus pénalisés par un mix-produits très dépendant des produits industriels, dont les cours étaient en chute libre courant 2008, ne devaient payer leur lait que 262 euros/1000 litres ce qui constitue la base 100 en 2009 (F3). Ceux qui étaient les plus favorisés devaient mieux payer leurs producteurs avec un prix de 280 euros/1000 litres (F1). Les entreprises dans des situations intermédiaires devaient appliquer un prix de 272 euros/1000 litres (F2). C’est à partir de ces indices correspondant à une base 1000 en 2009 que les hausses sont appliquées. En clair, ces indices haussiers ne s’appliquent pas par rapport au niveau de prix du premier trimestre 2009 comme cela a été traditionnellement le cas pendant plus de 10 ans, lors des précédents accords sur le prix du lait, mais par rapport à la:moyenne de 2009. D’où une certaine confusion car le prix du lait du premier trimestre 2009 était encore « élevé ». Les effets d’une mauvaise ou d’une bonne conjoncture ne se faisant sentir qu’avec un effet retard sur le calcul du prix du lait.

Bien valoriser les PGC
Pour les industriels privés, « il est maintenant essentiel que la valorisation des produits de grande consommation (PGC), à savoir le lait de consommation, fromages, yaourts… permette à la filière laitière française d’accompagner durablement cette évolution ». « Cela est possible, à condition que la politique commerciale des entreprises ne soit pas systématiquement remise en cause par les distributeurs », souligne la Fnil.
Selon la FNPL, « le prix de début d’année évoluera en moyenne d’environ 15 euros ». « Les éleveurs concernés par des collecteurs les plus impactés par les produits industriels verront leur prix évoluer de plus de 20 euros et la flexibilité sera ainsi fortement réduite », commente la FNPL. Mieux, en se référant à cet accord et malgré la volatilité des marchés, « on peut s’attendre à des évolutions encore plus positives pour les prochains trimestres », conclut la FNPL.

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