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 La nouvelle équipe de la Conf’ rencontre Didier Guillaume, bilan « mitigé »

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« La volonté de co-construire nous satisfait, mais nous attendons des arbitrages, c’est le rôle d’un ministre. » C’est en ces termes que Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, tire le bilan du rendez-vous avec Didier Guillaume le 12 juillet. Pour cette première rencontre entre le ministre de l’Agriculture et la nouvelle équipe dirigeante du syndicat, l’ordre du jour était riche en sujets d’actualité : loi foncière, assurance récolte, réforme de la Pac, accords de libre-échange, prédateurs, ou encore la mise en œuvre des EGA. L’occasion pour le porte-parole de la Confédération paysanne de constater « des points de friction ». Premier d’entre eux, les accords Ceta et Mercosur, pour lesquels les garde-fous promis par le gouvernement « ne convainquent pas du tout » la Conf’.

Autre sujet de mécontentement : la loi foncière, promise par Emmanuel Macron, mais une nouvelle fois repoussée. « Le texte n’arrivera pas devant le Parlement avant 2021, pour cause d’embouteillage législatif », regrette le porte-parole. Dans un souci d’efficacité, certains sujets prévus dans cette loi seront traités par voie réglementaire, a rappelé le ministre. « Nous avons redit notre attachement à une loi et à un débat ouvert qui permette de sortir l’enjeu du foncier du contexte agricolo-agricole », affirme de son côté M. Girod.

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Cet éleveur jurassien est plus optimiste concernant la réforme de l’assurance récolte. « Le travail de concertation va s’ouvrir assez rapidement », se félicite-t-il, avec pour objectif d’aboutir en « janvier ou février 2020 ». La méthode et le calendrier « nous vont plutôt bien », affirme Nicolas Girod, qui a rappelé la position de son syndicat : « Nous voulons un fonds de mutualisation solidaire, auquel tout le monde prenne part : les paysans, les assureurs, l’État et les filières, transformateurs comme distributeurs. »

« Nous attendons des arbitrages »