« Nouvelle diminution significative de la part du budget consacrée à l’agriculture », réduction de l’intervention sur les marchés, mais aussi des aides directes, qui pourraient de plus être « cofinancées » par les Etats membres, augmentation de la modulation obligatoire et des fonds pour le développement rural consacrés aux « activités non agricoles » : le projet de communication de la Commission européenne sur la réforme du budget communautaire pour l’après-2013, sur lequel les commissaires doivent se prononcer le 24 novembre, ne classe pas la Pac – c’est le moins qu’on puisse dire – dans les politiques communautaires à « haute valeur ajoutée européenne » à l’avenir. Préfacé par le président du collège européen, José Manuel Barroso, ce document se fait l’écho des propositions les plus extrêmes pour la prochaine réforme agricole. Des orientations partagées dans une certaine mesure par l’entourage de la commissaire à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, qui, toutefois, s’oppose à une renationalisation partielle du premier pilier de la Pac et plaide pour le maintien d’un budget agricole « suffisant ».
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