Si la situation est globalement meilleure qu’en 2005, il n’en reste pas moins que la pluviométrie a été inégalement répartie sur le territoire français ce printemps. L’an passé, l’Ouest était le plus déficitaire. Cette année c’est au tour de l’Est et du Sud-Est.
Selon Météo France, les précipitations cumulées depuis le 1er mars sont supérieures aux normales sur la plupart des régions, et même nettement supérieures du Haut-Rhin aux Alpes et sur la Côte-d’Or ainsi que localement sur les Deux-Sèvres, le Puy-de-Dôme et la Saône-et-Loire. En revanche, elles restent déficitaires sur le quart sud du pays. Les déficits les plus marqués sont enregistrés sur le golfe du Lion et la Côte-d’Azur, où les précipitations n’atteignent pas 50 % des normales saisonnières. La pluviométrie est aussi déficitaire au cours de cette période, sur la Basse-Normandie, le nord des Pays-de-Loire, le sud du Bassin Parisien, la Seine-Maritime, l’extrême Nord et aux abords des frontières du Nord-Est.
Des sols particulièrement secs dans la Marne et la Haute-Loire
Les réserves utiles des sols sont 30 à 60 % inférieures à la normale des Ardennes à l’Ile-de-France et sur la Haute-Loire. Sur toute la Côte-d’Azur, elles sont de 10 à 30 % inférieures à la moyenne. Elles sont aussi légèrement déficitaires sur le Pays basque, la vallée de la Garonne et du Gard au Var.
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Au contraire, les réserves sont supérieures aux normales sur le Nord-Pas-de-Calais, la Bretagne, ainsi que de la Haute-Marne à la Saône-et-Loire, sur l’Ain, la Savoie et localement sur le Perche, le Poitou et les Hautes-Pyrénées. Partout ailleurs, elles sont conformes aux normales saisonnières. Ces conditions sont, dans l’ensemble, favorables aux grandes cultures en place et à l’installation des cultures d’été. En revanche, le faible rechargement des nappes souterraines observé depuis septembre 2005 dans certains bassins a conduit 20 départements à limiter localement les usages de l’eau.