Face à la progression de la peste porcine africaine (PPA) dans l’ouest de l’Allemagne, la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) a réclamé le 11 septembre une « zone blanche de part et d’autre de la frontière franco-allemande à l’ouest du Rhin, dans laquelle tous les sangliers devront être éliminés ». Une stratégie déjà appliquée à la frontière franco-belge en 2019, ce qui avait empêché l’arrivée de la maladie dans l’Hexagone. Dans son communiqué – cosigné par les FDSEA de Moselle et du Haut-Rhin, en première ligne –, la FNP évoque un « continuum forestier avec une distance de 60 km entre le cas le plus proche en élevage et la France ». Or, selon les syndicats, « un sanglier peut parcourir 20-30 km par jour notamment en période de chasse ».
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La FNP demande aussi aux pouvoirs publics « d’activer et financer une surveillance accrue » (niveau Sagir 2B renforcé), avec « recherche et analyse systématique des animaux trouvés morts ». Autre requête des éleveurs : « constituer un stock préventif de clôtures » et réaliser « un audit biosécurité systématique de tous les détenteurs de la zone frontalière », avec « arrêt d’activité en cas de non-conformité ».
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Début juillet, cinq premiers cas avaient été détectés sur des sangliers dans le Land frontalier de Rhénanie-Palatinat, à « environ 80 km de la frontière », suivis de 18 autres dans la même région et en Hesse, un Land proche. Deux cas en élevages ont également été confirmés, selon la plateforme française ESA. Les premiers cas outre-Rhin remontent à septembre 2020, et l’épizootie avait failli traverser la frontière française avant l’été 2022. La maladie est aussi présente en Italie, depuis janvier 2022, avec des foyers situés à une cinquantaine de kilomètres de la France.