Dans un entretien sous forme de questions-réponses avec Pierre Cuypers, président de l’Unip (Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines), Michel Barnier souligne que « la production de protéagineux doit être encouragée », en raison de ses nombreux atouts, qu’il rappelle. « Les protéagineux sont au cœur du modèle agricole que je défends », résume le ministre dans cet entretien.
Le ministre Michel Barnier estime, dans un échange avec Pierre Cuypers, publié début janvier par l’Unip sous forme d’interview, que les cultures de protéagineux (pois, féveroles, lupin) ont toutes les raisons d’être encouragées. « Les protéagineux sont au cœur du modèle agricole que je défends », résume le ministre dans cet entretien. Les décisions prises dans le cadre du bilan de santé de la Pac « donnent des leviers »pour encourager leur développement. Notamment la « boîte à outils que les États membres peuvent utiliser pour réorganiser en partie les aides de la Pac ».
Aller au-delà de l’aide européenne
À ce titre, l’aide européenne couplée de 55,57 euros par hectare « peut être maintenue les trois prochaines campagnes » et « nous pouvons mobiliser la boîte à outils pour aller au-delà ». « J’ai ouvert la concertation avec les organisations professionnelles pour arrêter les modalités de mise en œuvre du bilan de santé que je souhaite faire connaître pour la fin janvier », précise le ministre. Point important pour les pouvoirs publics, les protéagineux présentent « l’intérêt stratégique » de réduire la dépendance en soja de la France et de l’UE.
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Soutien à la recherche
Michel Barnier estime que « le premier levier à mobiliser est de poursuivre le soutien à la recherche et au développement technique de la filière ». Un plan sur les cinq prochaines années est en train d’être finalisé. L’objectif est de consolider les progrès accomplis et de fournir aux agriculteurs des variétés encore plus performantes en termes de tolérance et de rendements.
Outre leur atout d’avoir des débouchés loin d’être atteints, les protéagineux sont « économiquement profitables » dans les rotations culturales, contribuent à réduire l’emploi des phytosanitaires et des engrais azotés car ce sont des légumineuses, donc capables de fixer l’azote de l’air. À l’échelle de l’exploitation, c’est également « un moyen d’assurer un revenu stable », lissant les aléas conjoncturels sur les céréales.