La fin de campagne s'annonce pour les fruits et légumes d'été, tandis que ceux d'automne prennent le relais. Voici un point de conjoncture (chiffres Agreste). Dans la plupart des cas, le climat a pesé lourd, soit sur la production, soit sur la consommation.
Pêche : La production de pêches, nectarines, brugnons et pavies est estimée à 247 000 tonnes au 1er septembre 2014, signale Agreste dans une note de conjoncture parue le 15 septembre. Soit 6 % de plus que l'année dernière mais 15 % de moins que la moyenne 2009-2015. Les régions PACA et Rhône-Alpes ont subi les conséquences du mauvais temps. « Les intempéries n'incitent pas à la consommation de fruits », note Agreste. Néanmoins, « le marché s'améliore en fin de campagne » mais globalement les cours étaient en moyenne inférieure de 6 % à la moyenne 20092013.
Melon : Des conditions climatiques préjudiciables à la production se sont prolongées en août, selon Agreste. « Les récoltes sont retardées, les foyers de ravageurs s'étendent rapidement et les pertes aux champs connaissent alors une forte progression. Ces difficultés se répercutent sur les marchés où les apports sont réduits. » Néanmoins, la consommation s'est maintenue et les prix aussi. Au 1er septembre 2014, la production est donc de 253 348 tonnes, soit – 2 % par rapport à l'année dernière et – 9 % par rapport à la moyenne quinquennale.
Tomate : Une fois de plus, le climat pluvieux et frais entraîne une diminution de quantité de tomates sur les étals. La production s'élève à 574 994 tonnes au 1er septembre 2014 soit 1 % de plus qu'il y a un an. Au niveau des prix, « la demande reste incertaine face à la baisse des températures mais les cours bénéficient de la diminution de l'offre et parviennent à conserver un niveau proche de la campagne précédente », commente Agreste.
Poireau : La rentrée de septembre correspond dans la majorité des régions au début des récoltes, « même si les quantités livrées sont toutes en baisse sur la période, le repli demeure suffisamment réduit pour ne pas modifier de manière significative l'alimentation des marchés », indique Agreste. La Basse-Normandie livre plus du quart des volumes. Au 1er septembre 2014, la production est estimée à 158 234 tonnes soit 2 % de moins qu'il y a un an.
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Courgette : Les cours de la courgette continuent de progresser grâce au dynamisme de la demande. En effet, « les périodes estivales, lorsqu'elles sont ponctuées par les passages d'intempéries et les chutes de températures, sont favorables à la consommation des légumes d'été à cuire », selon Agreste. Les volumes récoltés sont en hausse de 2 % au 1er septembre (soit 117 544 tonnes) à cause de l'augmentation des superficies sous serres.
Concombre : L'offre et la demande de concombres sont réduites à cause des conditions climatiques, explique Agreste. De plus, le rendement est affecté par des températures fraîches. « Les attaques de ravageurs sur les cultures, déjà fragilisées au début de l'été, s'amplifient ». La production est donc en baisse de 5 % sur un an pour atteindre 113 415 tonnes.
Chou-fleur : « La période estivale 2014 est favorable à la hausse des cours », note Agreste. En effet, ces derniers bénéficient de la baisse de l'offre et du dynamisme de la demande. « Les conditions climatiques froides et humides des mois d'été semblent avoir favorisé la consommation dans le nord de l'Europe ». De fait, les prix sont nettement supérieurs à la moyenne quinquennale et en forte hausse par rapport à 2013. Par contre, la production (285 483 tonnes) est en baisse de 15 % sur un an à cause du fléchissement des superficies et des baisses de rendement dans le Nord Pas-de-Calais, la Basse-Normandie et la Bretagne.