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La production mondiale de grains orientée à la hausse

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Le Conseil international des céréales (CIC) a estimé le 28 avril la production de grains à 2 006 millions de tonnes dans le monde en 2016-17, un niveau légèrement supérieur à celui de la dernière campagne. Une meilleure récolte est attendue en maïs, compensant une moisson plus faible en blé, orge, sorgho.

« La production mondiale de grains est revue en hausse de 9 millions de tonnes par rapport au mois dernier, à 2 006 millions de tonnes, soit un léger gain d’une année sur l’autre, selon un rapport. Une bonne météo améliore les perspectives pour le blé, notamment dans l’UE et la Russie, tandis que les estimations en maïs sont relevées pour un certain nombre de pays. »

Comparativement à l’an dernier, une plus faible moisson est attendue en blé (717 millions de tonnes contre 734 millions de tonnes), orge, sorgho, compensée par une meilleure récolte en maïs (998 millions de tonnes contre 973 millions de tonnes).

Le CIC table sur une légère hausse de la consommation de grains à 2 000 millions de tonnes (1 988 millions de tonnes en 2015-16). « Dans le secteur de l’alimentation animale, des disponibilités plus grandes et des prix probablement attractifs pourraient encourager l’utilisation de maïs, la demande faiblissant pour le blé, l’orge et le sorgho », d’après le rapport.

Accumulation de stocks en Chine

Les stocks mondiaux sont révisés en hausse de 7 millions de tonnes, à 472 millions de tonnes de grains, soit 6 millions de tonnes supplémentaires d’une année sur l’autre, ce qui tient compte d’une accumulation importante en Chine. Ceux des grands exportateurs sont prévus au plus haut depuis sept ans, alors que « la Chine pourrait dépasser les 200 millions de tonnes pour la première fois depuis 1999-00 », souligne le CIC.

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Les stocks des grands exportateurs au plus haut depuis sept ans

Côté échanges mondiaux, un maintien du fort courant d’affaires est annoncé, à 5 % au-dessus de la moyenne quinquennale. Les volumes sont néanmoins estimés en baisse de 3 % d’une année sur l’autre, à 315 millions de tonnes de grains, notamment à cause d’une possible réduction des achats de maïs, orge, sorgho par la Chine.

La production mondiale de soja est estimée stable, à 319 millions de tonnes, mais la consommation devant continuer à progresser, les stocks pourraient chuter au plus bas depuis trois ans, à 31,7 millions de tonnes. En colza, le CIC anticipe une nouvelle chute de la production mondiale. Les stocks, à 4,4 millions de tonnes, devraient se contracter d’un cinquième, sous l’impulsion d’une baisse particulièrement forte au Canada.

Céréales : les prévisions de rendement dans l’UE dopées par la météo

La Commission européenne a relevé le 26 avril ses estimations de rendements céréaliers pour l’UE, compte tenu d’une bonne météo. « En général, les prévisions de rendements dans l’UE à 28 dépassent la moyenne quinquennale et celles du total céréalier ont augmenté par rapport au dernier bulletin, reflétant les conditions de croissance généralement bonnes », selon le service de prévisions Mars. Le rendement pour le blé tendre est annoncé à 6,11 t/ha (contre 5,96 t/ha le mois précédent), l’orge d’hiver à 5,97 t/ha (5,82 t/ha), sur la base de premières simulations et non plus de tendances et moyennes. Seule prévision céréalière en baisse, le maïs tombe à 7,06 t/ha (7,12 t/ha), un niveau toutefois supérieur à la moyenne quinquennale (+2,7 %). Colza et navette sont prévus à 3,35 t/ha (3,31 t/ha). Le bulletin révise à la baisse les pommes de terre, à 32,96 t/ha (33,39 t/ha), et la betterave sucrière, à 73,49 t/ha (73,98 t/ha). S’agissant des conditions de culture, l’inquiétude demeure à propos de la Pologne et de l’Ukraine : « de faibles précipitations ont été enregistrées dans des régions où les cultures sont déjà faiblement développées à cause d’un hiver défavorable », indique Mars. Un stress hydrique est aussi noté en Turquie, au sud de la Tunisie et au Maroc.