La FNSEA a quitté la salle en pleine réunion du groupe national captages (GNC), le 16 décembre. « Ça ne va pas du tout. Tant qu’on ne rouvre pas le dossier, ça ne va pas aller », a réagi une source proche du dossier. « L’élément de la discorde » est le maintien, dans le projet d’arrêté sur les captages sensibles, du seuil de 80 % des normes de qualité des eaux distribuées appliquées aux eaux brutes, afin de classer un captage comme "sensible". « C’est 29 % du territoire, donc c’est inacceptable », assure cette même source. Au lendemain de ce coup d’éclat, les associations spécialisées grandes cultures de la FNSEA (AGPB, AGPM, CGB, FOP, UNPT) « soutiennent pleinement » cette position, dans un communiqué. Elles estiment que l’approche du gouvernement est « fondée sur une logique de précaution extrême », et qu’elle provoquerait « une perte de valeur des terres, une désorganisation profonde des filières » et « un recul assumé de la production sur des cultures stratégiques ».
Malgré le départ du syndicat majoritaire, la réunion du GNC n’a pas pour autant été écourtée, assure le ministère de la Transition écologique. Avec un seul point annoncé à l’ordre du jour, le guide méthodologique, les travaux semblent toutefois avoir peu avancé. Dans un communiqué envoyé à l’issue de la réunion, l’association Générations futures, qui participe aussi au GNC, dénonce une « pression inacceptable » des deux syndicats agricoles pour obliger le gouvernement à « faire machine arrière » dans sa politique d’amélioration de la qualité de l’eau. Annoncée pour la fin d’année et prévue par le Code de l’environnement (article L211-11), la publication de l’arrêté de définition des captages sensibles souffre d’un nouveau report. Elle aura lieu « au plus tard en juin 2026 », indique le ministère de la Transition écologique.
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LM