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Pesticides La qualité de l’eau s’améliore, selon le ministère de la Santé

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Pour 9% de la population française, l’eau du robinet a été au moins une fois non-conforme à la teneur réglementaire en pesticides, selon un bilan dressé par ministère de la Santé au titre de l’année 2003. L’état sanitaire des eaux françaises est jugé en voie d’amélioration.

«L’eau du robinet est généralement de bonne qualité vis-à-vis des pesticides », affirme le ministère de la Santé. Selon les analyses fournies par les réseaux de distribution publique d’eau en 2002 et 2003, 91% de la population – soit plus de 51 millions d’habitants – a été alimentée avec une eau conforme à la norme. A l’inverse, 9% des Français (5,1 millions de personnes) ont été confrontés au moins une fois en 2003 à une eau du robinet non-conforme Le bilan sur la qualité des eaux a été publié le 7 septembre par les pouvoirs publics. Il est disponible sur internet : www.sante.gouv.fr / dossier : eaux d’alimentation..

Huit pesticides en tête

Le ministère précise que sur les 5,1 millions de personnes concernées, 164 000 ont été soumis à des restrictions de consommation d’eau pour des usages alimentaires en raison de la présence trop importante en pesticides. Un résultat encourageant selon le rapport, car ce nombre était de 416 000 sur la période 1999-2001. Le rapport relève cependant l’insuffisante protection des captages d’eau : 39% bénéficient d’une protection complète (périmètres de sécurité, clôture), prévue par la loi depuis 1992.

Les huit pesticides à l’origine du plus grand nombre de dépassements de la limite de qualité sont : l’atrazine, l’atrazine-déséthyl, l’atrazine-déisopropyl, la terbuthylazine, le terbuthylazine-déséthyl, la simazine, le diuron et le métolachlore. L’atrazine, l’atrazine-déséthyl et la simazine forment le trio de tête dans les substances détectées.

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L’Oise, la Seine-et-Marne et l’Eure-et-Loir

Tous les départements ne sont cependant pas logés à la même enseigne. Trois d’entre eux sont particulièrement mal lotis : l’Oise, la Seine-et-Marne et l’Eure-et-Loir représentent à eux seuls 57% des restrictions d’usages de l’eau compte tenu d’une teneur excessive en pesticides.

Hasard du calendrier ou non, le conseil général de Seine-et-Marne a fait savoir le 12 septembre, quelques jours après la sortie du rapport, que 199 communes du département étaient alimentées avec une eau dont la qualité n’était pas conforme aux normes administratives en vigueur. Soucieux de ne pas inquiéter ses concitoyens, le conseil général précise cependant sur son site internet qu’ « il ne faut pas confondre les normes légales avec les normes sanitaires qui seules concernent directement la santé humaine ». Dans 68 des 199 communes, la consommation d’eau du robinet y est déconseillée aux femmes enceintes et aux nourrissons. « Pour les Seine-et-Marnais, la qualité de l’eau du robinet ne présente donc, à ce jour, aucun danger à court terme », assure le conseil général.

Repères : Le bilan dressé par le ministère de la Santé s’appuie sur 4,6 millions d’analyses réalisées chaque année par les Directions départementales de l’action sanitaire et sociale (DDASS). Sur 369 pesticides recherchés dans les eaux mises en distribution, 332 ont été détectés entre 2001 et 2003, dont 59 à des teneurs supérieures à la limite de qualité.