Les travaux de recherche européens sur les aliments contribuent à rendre nos aliments plus sains et de meilleure qualité. C’est ce que sont venus dire le 12 décembre à Bruxelles des représentants de différents centres de recherche participant à plusieurs projets sur la qualité des aliments financés par l’Union européenne dans le cadre du 6e programme-cadre de recherche. Selon certains résultats de recherche, les produits de l’agriculture bio, les produits de la mer et le bien-être des animaux, rendraient nos aliments plus sains et de meilleure qualité.
Les résultats des travaux de recherche du projet « Quality Low Input Food », coordonné par l’Université de Newcastle (et auxquels participent aussi des chercheurs de l’INRA), présentés à la Commission européenne, montrent par exemple que les aliments issus de l’agriculture biologique ont une valeur nutritive plus élevée que ceux produits de manière classique. Jusqu’à récemment, on disposait de peu de connaissances scientifiques sur l’effet des systèmes de production agricole sur les aliments. Une étude a comparé du lait bio et du lait classique. Résultat : les niveaux d’acides gras bénéfiques, comme l’oméga-3, étaient 60 % plus élevés dans le lait bio et celui-ci contenait 20 % plus d’antioxydants et de vitamines.
Et l’étude des bienfaits du poisson et des fruits de mer pour la santé, grâce à leur teneur en oméga-3, révèle que ces aliments contiennent aussi d’autres composants importants pour la santé. Les résultats d’un projet de recherche européen, « Seafood Plus », coordonné par l’Université hollandaise de Wageningen (participation aussi de l’Inra) ont montré que le poisson blanc peut avoir un important effet anti-inflammatoire et protéger ainsi contre le cancer des intestins, notamment celui du côlon, qui est très fréquent dans la population européenne. Il a aussi été démontré clairement que les régimes à base de poisson, en particulier la morue, sont essentiels dans les programmes d’amaigrissement et que la consommation de poisson augmente le potentiel antioxydant du sang, ce qui renforce les effets anticancéreux. D’autres études sur le rôle du poisson dans les maladies du cœur, la dépression et l’ostéoporose sont en cours.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Saluant les résultats de ces recherches, le commissaire européen à la recherche Janez Potocnik, a indiqué que « baser les décisions en matière alimentaire sur des preuves scientifiques ne peut qu’être profitable pour les consommateurs. Après vérification de leur validité et de leur fiabilité, les mesures proposées par les chercheurs ayant participé aux projets communautaires peuvent maintenant être appliquées dans les exploitations agricoles et la production alimentaire».