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Vignerons indépendants La représentation dans les interprofessions comme cheval de bataille

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A la veille de grands changements pour le monde viticole français avec la réforme de l’OCM et le plan de modernisation sur cinq ans voulu par Nicolas Sarkozy, Michel Issaly, nouvellement élu président des Vignerons indépendants de France, a réaffirmé la volonté des VIF de siéger au sein des interprofessions.

Lors des 1 res rencontres des Vignerons indépendants de France (VIF) – nouveau rendez-vous annuel en remplacement du congrès – qui se tenaient du 25 au 27 avril à Pau, le nouveau président du mouvement, Michel Issaly, a affiché son ambition de faire de son organisation le premier syndicat viticole français, « et pour marquer au fer rouge cet objectif, notre logo doit devenir la marque collective référence de la viticulture française ». Pour cela, il entend asseoir sa politique sur quatre axes : le renforcement du réseau régional, la prise en compte du développement durable et la construction d’un pôle économique. Surtout, a souligné Michel Issaly, « il faudra améliorer notre représentativité dans toutes les structures et surtout dans les interprofessions où notre absence est inadmissible alors que nous représentons 50% de la production française ». « Nous allons établir des discussions avec les autres représentants de la production et du négoce et si elles n’aboutissent pas, nous envisagerons alors des actions en justice contre les interprofessions », a-t-il précisé.

Un plan de modernisation décevant

Les VIF seront donc très attentifs à ce qui figurera dans le plan quinquennal de modernisation viticulture sur le volet de la gouvernance de la filière et la place qui leur sera réservée. De manière générale, le rapport remis le 24 avril à Michel Barnier ne convainc pas Michel Issaly qui le trouve sans ambition. « Au départ nous étions très enthousiastes, et finalement nous craignons que cela n’accouche d’une souris, déplore-t-il : Sur la compétitivité il n’y a rien de novateur, le débat sur la recherche s’est quant à lui cantonné à la question du financement et surtout ce rapport est une accumulation de grandes idées sans articulations concrètes ».

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OCM : les petites entreprises doivent aussi profiter des aides

Pour les Vignerons indépendants, la nouvelle Organisation commune du marché (OCM) va constituer une étape très importante « vers plus de libéralisme, plus de souplesse, plus de responsabilisation » à laquelle ils sont favorables. Seulement, ont-ils prévenu, « nous serons très vigilants à ce que l’enveloppe budgétaire de 170 millions d’euros prévue pour 2009 soit équitablement distribuée et ne serve pas uniquement à des opérations de concentration de grosses entreprises ». « Bien sûr qu’il faut de grandes entreprises exportatrices, mais il ne faut pas oublier les vignerons qui vont devoir s’adapter à la libéralisation du secteur en 2015 », a précisé le président du mouvement vigneron. Là encore, c’est une présence accrue au sein des interprofessions et des comités de bassin qui leur permettra de faire entendre leur voix.