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À La Réunion, le cyclone Belal cause de « lourds dommages » à l’agriculture

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Selon les premières estimations du réseau FNSEA, le cyclone Belal a causé « de lourds dommages », notamment en bananes et maraîchage. La profession attend une reconnaissance rapide en état de catastrophe naturelle.

L’alerte rouge imposant aux habitants de La Réunion de rester chez eux en raison du passage du cyclone Belal a été levée le 16 janvier, l’heure est depuis au déblaiement et à l’estimation des dégâts. Les corps de deux personnes sans domicile fixe ont été retrouvés le 16 janvier à La Réunion, portant à trois le nombre de morts sur l’île française de l’océan Indien après le passage la veille du cyclone Belal. Belal a frappé lundi matin l’île de La Réunion, balayée par des pluies diluviennes et des vents allant jusqu’à 200 km/h. Il a ensuite continué sa route vers l’île Maurice, environ 200 km au nord-est, où il a aussi fait des dégâts très importants. Le dernier cyclone « intense » ayant touché La Réunion – un stade que n’a finalement pas atteint Belal, moins cataclysmique que prévu – était Bejisa, aux tout premiers jours de 2014.

Matériellement, le secteur de l’agriculture a été le plus touché, a précisé le président de la chambre d’agriculture de La Réunion, Frédéric Vienne. « Nous espérons qu’un arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle sera pris très vite », a-t-il déclaré. Dans un communiqué paru le 16 janvier, la FNSEA « fait état de lourds dommages parmi les productions de bananes, avec des plantations ravagées », ainsi que dans le maraîchage qui « paie un lourd tribut puisque, si les infrastructures ont été préparées pour ne pas être broyées, les productions sont anéanties ». Pas encore de bilan connu pour le secteur de l’élevage.

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Procédure accélérée

Le gouvernement décrètera en début de semaine prochaine la procédure accélérée pour reconnaître l’état de catastrophe naturelle à La Réunion, a annoncé le 17 janvier Gérald Darmanin. « La procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle sera étudiée dès vendredi pour être décrétée en tout début de semaine prochaine », a indiqué sur X le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, alors qu’il visitait l’exploitation agricole d’un maraîcher au Tampon, dans le sud du territoire ultra-marin. Selon lui, après réunion des ministères concernés, « une procédure très simplifiée » permettra de « déclencher des dédommagements très importants ». « Ce sera le plus rapide possible », a indiqué à la presse le ministre, arrivé mercredi matin sur l’île.

En maraîchage, les productions sont anéanties