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Etats-Unis La sécheresse dégrade les cultures américaines

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Les cultures de maïs et de soja aux États-Unis sont touchées par une sècheresse exceptionnelle. Le département américain à l’agriculture a revu à la baisse ses prévisions de production pour la prochaine campagne.

Soumises à un manque d’eau et à de fortes chaleurs, les plantations de maïs et de soja aux États-Unis se sont encore dégradées début juillet, selon le département américain de l’agriculture (USDA). Le pourcentage de plants de maïs et de soja estimés « bons à excellents » recule à des niveaux exceptionnellement bas, se rapprochant de ceux observés lors de la dernière grande sécheresse de 1988. Selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), les 12 derniers mois ont été les plus chauds jamais enregistrés aux Etats-Unis. Le blé de printemps est lui aussi atteint : la part « bonne à excellente » chute à 66% alors qu’elle était de 71% la semaine passée. Cette dégradation des cultures depuis plusieurs semaines pousse les prix à la hausse sur les marchés agricoles, alors que les conditions très sèches devraient encore durer aux États-Unis.

L’USDA révise ses prévisions à la baisse

Dans son rapport mensuel sur l’offre et la demande agricole mondiale, paru le 11 juillet, l’USDA a donc fortement réduit ses prévisions de production de maïs aux États-Unis. La production américaine devrait être de 329,45millions de tonnes (Mt), ce qui représente une baisse de plus de 46 Mt par rapport aux estimations du mois dernier. La production mondiale de maïs est ainsi estimée à 905,23 Mt, engendrant une baisse des stocks mondiaux de plus de 20 Mt à 134,09 Mt. La production mondiale de blé devrait être de 665,33 Mt, en baisse de 6,7 Mt. Les pertes de blé d’hiver en Russie et les sécheresses au Kazakhstan et en Chine expliqueraient ce repli. Pour le soja, la production mondiale est estimée à 267,16 Mt, en baisse de 4 Mt par rapport au mois dernier. Là encore, c’est la sécheresse touchant les Etats-Unis qui est la grande responsable.
Mais ces annonces n’ont pas été marquées par une envolée des cours sur les marchés agricoles. Les opérateurs avaient en effet déjà anticipé ces baisses de production, le prix notamment du maïs bondissant de 35% en trois semaines début juin.

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