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La sécurité alimentaire entre climat et commerce

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Les négociations mondiales se succèdent. Après celles de Paris sur le climat, celles sur la libéralisation des échanges, et, dans les deux cas, la sécurité alimentaire en toile de fond. À Paris, cet impératif est pris en compte par la conférence sur le changement climatique dans la fixation des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Ce qui, dans une certaine mesure, permet de préserver la production agricole. Dans la capitale kényane, les ministres des pays membres de l’OMC vont surtout tenter d’assurer la survie du cycle de Doha, sous une forme ou une autre, et de dégager quelques compromis, sur les soutiens à l’exportation dans le secteur agricole notamment. Et là, c’est la FAO qui pousse un cri d’alarme, face à l’essor du commerce mondial qui, pour les produits agricoles alimentaires, a presque triplé en valeur au cours des dix dernières années. Selon elle, le « défi » consiste à « veiller à ce que l’essor (de ces) échanges aille dans le sens de l’élimination de la faim, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, et pas le contraire ». Car, à l’avenir, « certaines régions, exportatrices nettes, exporteront de plus en plus, tandis que d’autres, importatrices nettes, importeront chaque année davantage ». L’agence de l’Onu met donc en garde contre les risques pour la sécurité alimentaire d’un commerce agricole mal géré. C’est, en théorie au moins, pour éviter que ne s’aggravent ces déséquilibres que les pays en développement réclament des dérogations pour contrer les hausses soudaines d’importation et pour constituer des stocks publics « à des fins de sécurité alimentaire ». Ces deux points sont à l’ordre du jour des tractations de Nairobi. Avec très peu de chances de succès.

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