Le volailler Doux, dans le giron du groupe coopératif agricole Terrena depuis un an, vit à nouveau des heures difficiles et sa « situation est extrêmement préoccupante, avec d’énormes pertes financières annoncées », a mis en garde le 15 juin la fédération FGTA-FO, premier syndicat de la grande distribution dans un communiqué, pointant du doigt la grippe aviaire et la concurrence brésilienne.
Interrogé sur ces inquiétudes, le groupe Terrena s’est dit confiant dans l’avenir du volailler, tout en reconnaissant que la situation du marché était « déprimée ». « Aujourd’hui, on constate, en regardant les indicateurs, qu’au quatrième trimestre, on devrait revenir à un prix normatif beaucoup plus acceptable », a assuré le groupe.
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La grippe aviaire a créé « une véritable crise de confiance de la part des acheteurs du Moyen-Orient », explique dans son communiqué la fédération FGTA-FO, qui ajoute que « les entreprises brésiliennes pratiquant le dumping social se sont engouffrées dans la brèche ». « L’entreprise Doux a donc subi une forte perte de volumes et n’a pas procédé aux investissements productifs nécessaires », poursuit la fédération, qui rappelle qu’en 2012, plus de 1 000 salariés de Doux avaient perdu leur emploi. « On demande un plan pour la filière avicole française », indique Nadine Hourmant, déléguée syndicale FO chez Doux, soulignant que les équipes de nuit (CDD et intérimaires) avaient été arrêtées en avril.