Abonné

L’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE validé, les négociations commerciales peuvent débuter

- - 3 min

L’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE, mettant fin à plus de trois ans d’âpres négociations, a été approuvé par le Parlement européen le 29 janvier (par 621 voix, contre 49 et 13 abstentions). Bruxelles et Londres avaient signé le 24 janvier cet accord. Ne restait donc plus qu’aux diplomates des États membres de l’UE à l'approuver le 30 janvier pour que dès le lendemain à minuit le Royaume-Uni ne fasse définitivement plus partie de l’UE. Mais, a rappelé le commissaire européen au Commerce Phil Hogan, « le véritable point de rupture est le 31 décembre 2020, et non le 31 janvier. La phase intensive des négociations n’est pas encore arrivée » (1).

Et le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, le 27 janvier à Dublin, d'ajouter : « À la fin de l’année (...), nous devons affronter le risque d’être au bord du précipice, en particulier concernant le commerce ». La Commission européenne présentera le 3 février un mandat de négociation de cet accord, qui devra être approuvé par les États membres le 25 février. Dans un discours prévu début février, le Premier ministre britannique Boris Johnson devrait, lui, présenter ses ambitions d’arriver à un accord de libre-échange du même type que celui signé par l’UE avec le Canada, sans alignement avec les règles européennes. Mais Michel Barnier rappelle que le niveau d’accès au marché unique européen dont bénéficieront les biens britanniques sera « proportionnel » au degré d’alignement du Royaume-Uni sur les règles européennes, sanitaires et phytosanitaires par exemple, mais surtout celles « en matière d’aides d’État ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre

Ce risque d’un accord à l’ambition réduite est une des principales craintes du secteur agricole de l’UE. L’autre concerne les accords de libre-échange que le Royaume-Uni a prévu de conclure avec de nombreux partenaires commerciaux, notamment les États-Unis, et qui en ferait une porte d’entrée vers l’UE. « Nous croyons passionnément au libre-échange », a affirmé le ministre britannique des Finances Sajid Javid, lors du forum de Davos. Et le Royaume-Uni va également devoir renégocier les quarante traités commerciaux dont il bénéficiait dans le cadre de l’UE. Vingt ont déjà été renouvelés, mais pas encore ceux avec le Canada et le Japon.

(1) Voir n° 3726 du 27/01/2020