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Lactalis de nouveau autorisé à commercialiser des poudres de lait infantile de Craon

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Le ministère de l’Agriculture annonce, dans un communiqué de presse du 18 septembre, la reprise de la commercialisation des poudres de lait infantile fabriquées par Lactalis sur son site de Craon, à l’origine du scandale du lait contaminé à la salmonelle. « Les conditions sont aujourd’hui réunies pour autoriser la mise sur le marché des poudres de lait infantile », affirme le ministère. Cette reprise reste toutefois conditionnée à la transmission régulière de tous les résultats du plan d’autocontrôle au service du préfet et l’obligation d’information immédiate de toute détection de salmonelle que ce soit sur les produits ou sur l’environnement.

Le préfet de la Mayenne avait autorisé la reprise des activités de séchage et de conditionnement mais sans commercialisation le 4 juillet dernier. « Au cours de ces deux derniers mois, l’entreprise CELIA, largement réorganisée, a mis en œuvre un plan d’autocontrôle renforcé sur les produits et l’environnement, afin de valider son nouveau plan de maîtrise des risques sanitaires », explique le ministère. Des inspections inopinées des services de l’État ont également été réalisées et se poursuivront.

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Pour les associations de consommateurs, cette reprise est « précipitée ». L’ONG Foodwatch la juge « inacceptable » dans un communiqué. « Nous n’avons aucune garantie que les nombreux dysfonctionnements dans l’affaire Lactalis, qui vont bien au-delà des aspects sanitaires, ne vont pas se reproduire, estime Karine Jacquemart, directrice de Foodwatch. Il serait très grave que Lactalis et tous les acteurs impliqués s’en tirent en toute impunité. » Même son de cloche pour l’AFVLCS, qui dénonce une trahison. « Ni l’État, ni la Justice ne sont à ce stade capable d’expliquer l’origine de cette contamination », regrette l’association. Son président « appelle l’ensemble des parents au boycott des produits Lactalis et des marques du groupe ».

« Ni l’État, ni la Justice ne sont à ce stade capable d’expliquer l’origine de cette contamination »