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Journées Maïs L’AGPM appelle à libérer les facteurs de production

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Les quelque 500 maïsiculteurs réunis à Biarritz ont fait le constat d’une « année noire », mêlant perte de rendement, chute des prix, évolution défavorable de la Pac. Si l’AGPM salue la levée du moratoire sur les aides au stockage de l’eau, elle dénonce la suppression des néonicotinoïdes. L’organisation appelle à libérer ces facteurs de production.

«Il est urgent de libérer les facteurs de production du maïs », a déclaré le président de l’AGPM Christophe Terrain en marge du congrès de l’organisation le 13 novembre. Les quelque 500 maïsiculteurs réunis à Biarritz ont fait le constat d’une « année noire », mêlant perte de rendement, chute des prix, suppression des traitements de semences, évolution défavorable de la Pac. « Avec la hausse continue des charges, le prix de marché est aujourd’hui inférieur au coût de production », a-t-il souligné devant la presse.
 
Capacité de rattrapage du maïs
Les capacités de rattrapage de la plante permettent néanmoins de limiter les dégâts, face à une météo défavorable. En maïs grain, le rendement national est estimé à 90 q/ha, avec une forte hétérogénéité. 15 Mt devraient être récoltées (contre 15,7 Mt l’année dernier), d’après l’AGPM. Côté fourrage, 1,46 M ha ont été semés (+3 % sur un an), permettant une reconstitution des stocks. En maïs semences, un record de production est attendu. 77 500 ha ont été mis en place, soit 3 % de plus qu’en 2012. « L’ensemble de la filière s’est mobilisé, a expliqué Joël Arnaud, président de la FNPSMS (interprofession des semences de maïs et sorgho). Résultat, 85 % de l’objectif de surfaces pourraient être atteints. Qui l’aurait parié en juin, voyant l’état des cultures ? » En maïs doux, une forte disparité des performances est constatée, liée à l’étalement des dates de semis. Le rendement moyen afficherait une baisse de 15 %.
 
Perte d’équilibre économique
« Comment retrouver l’équilibre économique des exploitations ? », s’est interrogé Christophe Terrain, en pointant la baisse des prix de 50 euros/t en un an, conjuguée à la hausse du prix de revient. Au moment où les maïsiculteurs auraient besoin d’un accompagnement via la Pac, un transfert des aides est prévu au bénéfice des éleveurs. » Dans un communiqué, l’AGPM rappelle sa vigilance sur les dispositions restant à arbitrer. « Les producteurs de maïs ont plus que jamais besoin d’une politique agricole ambitieuse pour retrouver de la compétitivité », souligne-t-elle.
Par ailleurs, si la levée du moratoire sur les aides au stockage de l’eau est vue comme un « signe positif », elle ne répond pas aux ambitions de la filière maïs. La suppression des néonicotinoïdes constitue, pour l’AGPM, une entrave supplémentaire à la productivité. Quant à la technologie OGM, elle demeure dans l’impasse politique. Les maïsiculteurs appellent à libérer ces facteurs de production, pour que leur culture exprime tout son potentiel.

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