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Aviculture L’agrandissement des élevages avicoles, une priorité pour la filière

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L’assemblée générale de la FIA (fFédération des industries avicoles) se tenait à Paris le 21 juin. L’occasion pour la filière de proposer une stratégie d’agrandissement des élevages de production, alors que les importations de poulet ne cessent de gagner du terrain.

Agrandir les élevages avicoles : tel est le souhait apparemment général de la filière exprimé lors de l’assemblée générale de la Fédération des industries avicoles (FIA) qui se tenait à Paris le 21 juin. L’objectif est de doubler la surface des bâtiments d’élevage selon une étude réalisée par FranceAgriMer, l’Itavi (institut technique de l’aviculture) et l’Ifip (institut technique du porc). « Le constat est toujours le même, place à l’action ! », lance Jean-Yves Ménard, président du Comité interprofessionnel du poulet de chair et de la société Gastronome. Les industriels sont d’accord avec le diagnostic présenté, mais le temps est venu d’agir en mobilisant des moyens adaptés : notamment encourager le regroupement des exploitations et communiquer sur les efforts environnementaux réalisés par la filière. Car les industriels sont conscients qu’il faudra faire face à une levée de bouclier des consommateurs. « Les Français aiment les éleveurs, mais ils n’aiment pas l’élevage intensif », lançait-on dans l’assemblée. « Ce n’est pas parce qu’on est petit, qu’on est plus soucieux de l’environnement. En général, c’est le contraire, plus on est grand, plus on a les moyens d’investir en faveur de l’environnement », a soutenu Véronique Borzeix de la DGPAAT (Direction générale des politiques agricoles, agroalimentaires et des territoires), représentant les pouvoirs publics. Un agrandissement des systèmes de production qui est souhaité par la filière pour gagner en compétitivité et assurer la pérennité de ses activités d’élevage qui perdent des parts de marché sur le territoire national.

Les importations gagnent du terrain
« La part des importations de poulet dans la consommation nationale est passée de moins de 10% en 1990 à 44% en 2011 », a soutenu Pascale Magdelaine, directrice du pôle économie d’Itavi (institut technique de l’aviculture). Elle soutient que la dégradation des échanges français touche aussi la dinde. Seul le canard parvient à tirer son épingle du jeu avec un déficit des échanges qui reste stable sur les dix dernières années. Par ailleurs, le déficit des échanges de volailles est en grande partie liée à la baisse des échanges avec les autres Etats membres. De fait, le solde des échanges intra-européen est passé d’un peu moins de 400 tec (tonnes équivalent carcasse) en 1997 à -200 tec en 2011. En revanche, les exportations vers les pays tiers se sont maintenues et augmentent progressivement depuis le milieu des années 2000.

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