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L’agriculture doit être « partie prenante » de la transition énergétique

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Le 9 janvier, le ministre de la Transition écologique a annoncé « un changement d’échelle » de la transition énergétique, ajoutant que l’agriculture doit en être « partie prenante. » Des groupes de travail méthanisation et solaire seront mis en place prochainement avec un triple objectif : simplification, développement et innovation.

« Nicolas Hulot a beaucoup insisté sur la possibilité pour les agriculteurs d’avoir accès à un second revenu grâce aux énergies renouvelables », explique Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, à l’issue du déplacement du ministre de la Transition écologique dans la Sarthe, le 8 janvier. Le voyage sur les énergies renouvelables comprenait notamment la visite de la coopérative Les Fermiers de Loué qui a investi dans l’éolien et dans le photovoltaïque. L’électricité produite (autant en quantité que celle consommée) est vendue à EDF.

Dans le cadre de ce déplacement, Nicolas Hulot a annoncé un « changement d’échelle » de la transition énergétique. L’agriculture doit en être désormais « partie prenante ». Le monde agricole semble prêt, mais a besoin de garanties. Après avoir échangé avec la cheffe de cabinet du ministre, Dominique Rousseau, secrétaire général de la FDSEA de la Sarthe, a pu échanger avec le ministre lui-même : « On lui a dit qu’on a besoin de nos terres agricoles pour faire des énergies renouvelables. On a aussi pu lui faire part de nos craintes sur l’emprise du photovoltaïque au sol. Enfin, sur la méthanisation, on lui a dit que les démarches sont trop longues pour sortir un projet de terre ». Pour ce qui est de la réaction du ministre, Dominique Rousseau pense qu’il était « en phase avec ça ».

Révision de la stratégie nationale

Depuis Paris, Nicolas Hulot et Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, préparent « un accélérateur » de cette transition sans en dire davantage. Où en est-on concrètement ? La loi de transition énergétique adoptée en 2016 a créé la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Il s’agit de la feuille de route nationale qui fixe un objectif de 32 % de renouvelables dans la consommation énergétique française à horizon 2023. Cependant, un an après, le Syndicat des énergies renouvelables estime qu’au rythme actuel de développement, l’objectif n’est pas atteignable. Ainsi, tout au long de l’année 2018, les professionnels et les pouvoirs publics vont travailler sur une révision de la feuille de route.

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Simplification, développement, innovation

Par ailleurs, le ministère de la Transition écologique a annoncé dans un communiqué le 8 janvier que les conclusions d’un groupe de travail sur l’éolien présidé par Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre, seront présentées le 18 janvier. « Des groupes similaires seront mis en place sur la méthanisation et le solaire », poursuit le communiqué. L’objectif du ministère est triple : « simplification », « développement de la production » et « innovation ».

Nicolas Hulot et Bruno Le Maire préparent un « accélérateur » de la transition énergétique.