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Alimentation mondiale L’agriculture durable pourra nourrir le monde en 2050, si...

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L’étude prospective Agrimonde menée par l’Inra et le Cirad sur l’alimentation mondiale et la production agricole montre que nourrir 9 milliards de personnes en 2050 dans le respect de l’environnement sera possible sous certaines conditions. Le but principal d’une telle démarche reste avant tout d’apporter des pistes de réflexion à la communauté internationale.

L’Inra a présenté les résultats définitifs de la première phase du projet prospectif Agrimonde – menée en collaboration avec le Cirad – le mercredi 25 février à l’occasion du Salon de l’agriculture. Cette étude, qui se base sur une comparaison de scénarii, estime qu’il sera possible de nourrir 9 milliards de personnes en 2050 dans le respect de l’environnement. A conditon que les régimes alimentaires des grandes régions du globe convergent vers 3 000 Kcal/jour par personne dont 15% de produits animaux (les pays de l’OCDE en consomment plus de 30% aujourd’hui).

Augmentation de 39% des surfaces cultivées

Les technologies « d’intensifications écologiques » qui pourraient permettre de minimiser les impacts environnementaux des pratiques agricoles constitueraient une pression sur les espaces naturels. La surface cultivée mondiale augmenterait donc de 39% entre 2000 et 2050 avec une hausse moyenne de 12 millions d’hectares annuels. Dans un second scénario de développement, qui privilégierait la croissance économique mondiale avec des pratiques culturales intensives basées sur une utilisation importante d’engrais, de phytosanitaires et de biotechnologies les surfaces mobilisées seraient de 13% inférieures.

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Des échanges mondiaux régulés

Selon les experts des deux instituts, répondre à la demande alimentaire mondiale en 2050 demandera surtout des investissements considérables dans les infrastructures et la recherche (pour accroître les rendements et concevoir de nouveaux systèmes de production) et une diminution importante des pertes à tous les niveaux des filières alimentaires. Mais quel que soit le scénario envisagé, certaines régions resteront déficitaires en nourriture au regard de leur population. Les échanges et leur régulation sont donc un des défis les plus importants à relever pour l’avenir, estiment les auteurs du rapport. Si un excès de protection entrave les importations dans les pays déficitaires, une trop grande libéralisation pourrait, elle, mettre en cause la viabilité économique des agricultures locales. Une question qui reste à explorer pour les prochaines phases de l’étude prospective Agrimonde.