Le niveau de concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère a atteint un nouveau record en 2014, a annoncé le 9 novembre dans son rapport annuel l’Organisation météorologique mondiale. Du 30 novembre au 11 décembre se tiendra à Paris la 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21) qui doit aboutir à un accord pour lutter contre le réchauffement. Objectif : fixer un cadre général à l’action de la communauté internationale en établissant des niveaux contraignants d’émissions de GES à long terme afin de limiter la hausse des températures mondiales à 2° C.
Les Organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) estiment que « l’accord de Paris devrait tenir compte des répercussions du changement climatique sur la sécurité alimentaire et reconnaître l’importance stratégique de l’agriculture et de la sylviculture comme élément de solution pour combattre le changement climatique et s’attaquer à ses conséquences ». Dans un papier de position, le Copa-Cogeca demande que l’inclusion de l’agriculture et sa contribution à un accord pour l’après-2015 et aux futurs engagements politiques européens (par exemple, le cadre pour le climat et l’énergie à l’horizon de 2030) se basent « sur des données scientifiques fiables, en tenant compte des spécificités du secteur. […] Le profil d’émissions des gaz à effet de serre de l’agriculture est fondamentalement différent de celui d’autres secteurs, étant donné que les gaz sont émis dans le cadre de processus biologiques intrinsèquement variables liés à tous les types de production agricole ». Le rôle prépondérant de l’élevage dans les systèmes agricoles en Europe et partout dans le monde doit être reconnu et notamment le piégeage du carbone dans les sols des pâturages doit être pris en compte, prévient le secteur. Le Copa et la Cogeca organiseront un événement spécial « agriculture et changement climatique », les 3 et 4 décembre à Paris, en marge de la COP21.
Les ministres de l’agriculture de l’UE ont déjà indiqué qu’ils souhaiteraient notamment que les absorptions de l’agriculture et de la sylviculture soient mieux prises en considération (1).
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(AG)
(1) Voir n° 3517 du 26/10/2015
L’Union européenne est sur la bonne voie pour atteindre et dépasser son objectif 2020 pour la réduction des émissions à effet de serre de 20 %, selon un rapport publié par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE). Les émissions de gaz à effet de serre en Europe ont diminué de 23 % entre 1990 et 2014 et ont atteint les niveaux les plus bas jamais enregistrés. L’UE se dirige donc vers une réduction de 24 % de ses émissions d’ici 2020. À ce jour, 155 pays, représentant environ 90 % des émissions mondiales, ont soumis leurs contributions nationales prévues. Selon une analyse du Centre commun de recherche de la Commission européenne, si elles sont agrégées et entièrement mises en œuvre, sans soutien financier international sur le climat ou les mécanismes de coopération, cela pourrait conduire à une croissance des émissions mondiales d’environ 17 % au-dessus niveau de 2010 d’ici 2030. Et en supposant que les pays maintiennent leurs efforts après 2030, ils limiteraient l’augmentation de température à long terme à environ 3° C.