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Commerce L’agriculture ralentit la négociation d’un accord commercial UE/Canada

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L’UE, qui négocie un accord de libre-échange avec le Canada, pourrait refuser d’ouvrir son marché au bœuf, au porc et au maïs doux en provenance de ce pays, à moins que celui-ci n’offre un meilleur accès à son marché laitier qui est très protégé.

L’UE est « déçue » que le Canada n’ait pas offert de concessions commerciales dans les secteurs – produits laitiers, œufs et volaille – couverts par son système de gestion de l’offre (quotas de production), selon Maurizio Cellini, responsable des affaires commerciales au sein de la Délégation de la Commission européenne à Ottawa. En vertu de ce régime, les produits provenant des pays tiers sont soumis à un droit de douane élevé au-delà d’un certain quota. En l’absence d’une telle offre, l’UE a suspendu son offre d’accès au marché communautaire pour le bœuf, le porc et le maïs doux canadiens, a précisé M. Cellini. Ces divergences dans le domaine agricole pourraient ralentir les négociations entre les deux parties pour la conclusion d’un accord de libre-échange qui ont été lancées en mai 2009 et dont une 9e session doit se tenir en octobre à Ottawa.
Le ministre canadien de l’agriculture, Gerry Ritz, a déjà averti qu’il n’était pas question de modifier le système de gestion de l’offre. Mais, pour M. Cellini, « l’UE ne veut pas démanteler » ce régime. « C’est un problème interne canadien. Cela a un coût pour le consommateur canadien, comme d’autres politiques peuvent avoir un coût pour les consommateurs du pays. Nous voudrions avoir un meilleur accès au marché », insiste-t-il.

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