Abonné

L’agroalimentaire français « corseté » par les contraintes selon M. Prugue

- - 2 min

«On a le sentiment que les activités de nos filières animales sont corsetées par des contraintes de toutes sortes, affirmait Michel Prugue, président de Maïsadour et vice-président de Coop de France. « Or, c’est le marché qui doit décider et pas les pouvoirs publics ou les réglementations. » Des propos tenus à l’occasion du colloque du RMT (1) (Réseau mixte technologique) le 10 décembre sur la compétitivité des filières animales. Une rencontre qui a permis de dégager, sur l’ensemble des filières animales, les forces et faiblesses, tans de l’amont agricole que de l’aval agroalimentaire. Sur le cas précis de la Bretagne, Jean-Paul Simier, directeur des filières alimentaires Bretagne Développement Innovation (conseil régional de Bretagne), constatait que « l’augmentation de la population en Bretagne a des conséquences sur l’évolution des attentes sociétales ». Et ces dernières orientent de plus en plus la compétitivité de l’agriculture et de l’élevage. « L’ensemble de l’agriculture française et en particulier l’élevage sont soumis à de fortes évolutions, qui vont encore s’accélérer avec l’ouverture croissante des marchés, la concentration des entreprises, l’évolution démographique et les forts changements de la Pac ». Pour faire face à ces changements, l’amélioration de la compétitivité est incontournable. Pour les experts, une des clefs de sortie du déclin des filières agroalimentaires est sans doute la modernisation des outils et l’investissement sur de nouveaux marchés. « Il y a aussi un défaut d’alliances industrielles… », souligne Jean-Paul Simier.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

conseil régional
Suivi
Suivre