Les fabricants de fromages et de beurre sont ceux qui ont le plus émargé à l’aide européenne au stockage privé, mise en place le 4 mai par Bruxelles face à la crise sanitaire du Covid-19. Avec 60 000 tonnes (t) de beurre et 45 000 t de fromages, plus de 40 % des quotas prévus au niveau européen pour ces deux produits étaient consommés au 30 juin, date de la clôture pour les produits laitiers. En viandes, par contre, il n’est pas exagéré de parler de flop, avec moins de 2 000 t de viande bovine et 140 t pour les ovins et caprins. Contrairement aux produits laitiers, les opérateurs de ces filières peuvent continuer à demander l’aide au stockage privé. « La suspension du dépôt des demandes se fera sur décision de la Commission, au regard des enveloppes prévues et de la situation de marché », indique FranceAgriMer (gestionnaire de l’aide) à Agra Presse. Mais, en France – où seulement 300 t de viande bovine ont bénéficié de ce dispositif –, une soudaine ruée vers cette aide semble peu envisageable, les opérateurs ayant dénoncé des critères trop restrictifs (1). L’aide au stockage semble avoir manqué sa cible, en visant des productions qui ont finalement été relativement épargnées, comme l’agneau. Au contraire, les filières françaises qui ont subi de plein fouet la fermeture des restaurants (veau et volailles notamment) n’ont pas obtenu l’accès qu’elles réclamaient au stockage privé.
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(1) Voir n°3743 du 25/05/2020