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Lait bio : Genevard planche sur un programme opérationnel

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À l’occasion des questions au gouvernement le 18 juin, la ministre de l’Agriculture a indiqué qu’une partie de l’enveloppe de reliquats d’aides bio pourrait être consacrée à la création d’un programme opérationnel sur le lait bio, une demande portée par la Fnab (agriculteurs bio) et le collecteur spécialisé Biolait. « Il y aura, selon toute probabilité, un programme opérationnel sur le lait bio », a annoncé Annie Genevard devant les députés. En octobre, Biolait avait conditionné son aide aux producteurs laissés sans contrat par Lactalis à un soutien de l’État. L’organisation de producteurs (OP) demandait la mise en place de programmes opérationnels, ainsi que « le financement direct de la logistique sur les zones peu denses ». Dans un communiqué du 29 avril, Biolait précisait que cette demande avait été coordonnée avec d’autres OP. L’objectif du programme opérationnel restait flou : « Structurer la filière ».

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Le voile se lève peu à peu sur l’usage qui sera fait de l’enveloppe de reliquats d’aide bio, estimée à 250 millions d’euros (M€) non consommés en 2023 et 2024. La ministre a annoncé depuis plusieurs mois que 50 M€ seraient alloués aux aides à l’investissement, et qu’une autre partie – dont le montant n’est pas connu – revaloriserait les éco-régimes bio. Et au congrès des Jeunes agriculteurs le 5 juin, Annie Genevard a ensuite annoncé son souhait d’abonder de plus de 55 M€ l’enveloppe de l’aide complémentaire au revenu des jeunes agriculteurs. De son côté, la FNSEA demandait également la mise en place de MAEC. La Confédération paysanne veut, de son côté, le retour des aides au maintien en bio, craignant qu’un transfert vers le 1er pilier (pour alimenter les éco-régimes bio) ne profite à d’autres aides. De son côté, la Fnab a abandonné stratégiquement les aides au maintien (au profit des éco-régimes bio), jugeant que leur retour ne serait pas possible dans le temps imparti. Elle souhaite toutefois revenir à la charge pour la Pac post-2027.

Une demande de la Fnab et de Biolait pour « structurer la filière »